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Sécurisation et modernisation du transport urbain : L’incurie révoltante du ministre Ibrahima Ly !

Depuis, maintenant, plusieurs mois, une frange de plus en plus large de la population malienne, précisément, bamakoise, s’érige contre les minibus de transport commun, connus sous l’appellation « Sotrama ». Ces véhicules qui inondent la ville de Bamako, présentent, non seulement, une image dégradante de la capitale malienne en ce 21è siècle, mais aussi, constituent de véritables cercueils roulants pour de paisibles citoyens, en plus d’être un vrai désastre pour le trafic urbain d’où ils doivent carrément disparaître.

 

Depuis plusieurs années, la majeure partie de l’opinion publique malienne ne parle plus que d’une nécessité de reformer le secteur du transport commun en le modernisant conformément aux standards internationaux. Parmi les critiques et autres pressions incessamment exercées sur les pouvoirs publics dans l’optique d’une révolution du transport public, les plus véhémentes et les plus acerbes sont notamment orientées contre le Ministère Malien des transports et de la mobilité urbaine.

Et, parmi ces critiques et autres vociférations récurrentes contre l’état actuel du transport commun, une bonne partie s’adresse clairement aux véhicules Sotrama qui ont assez endeuillé et pourri le trafic urbain et périurbain. Cependant, depuis plusieurs mois que les critiques de l’opinion publique ont sérieusement commencé à s’intensifier, l’on n’a nulle part entendu Ibrahima Abdoul LY, Ministre malien des transports et de la mobilité urbaine. Aucun des cris stridents de l’opinion, n’a été porté en Conseil des ministres en vue de l’élaboration d’un quelconque projet de reforme du secteur des transports urbains, notamment, communs.

Par conséquent, devrions-nous y voir une totale négligence du Ministre LY ? Jusqu’où les véhicules Sotrama continueront à tuer les maliens sous les yeux presque complices des autorités compétentes ? Allons-nous persévérer dans cette incurie révoltante du Ministre Ibrahima Ly et de son collègue de la Protection Civile ?

Juste dans la matinée du Samedi, 7 Mars dernier, deux véhicules Sotrama, dans un élan d’incivisme absolu, ont, chacun, voulu dépasser l’autre sur le Pont Fhad (2è Pont de Bamako). Cette course folle au gain journalier et qui ne devrait, en aucune manière, être tolérée, a fini par coûter la vie à trois de nos paisibles concitoyens, brutalement tués sur-le-champ. Cela fait plusieurs années qu’une pratique aussi mortifère dure à Bamako, mais rien n’a jusqu’ici été fait par les services compétents pour enrayer la folie meurtrière des conducteurs Sotrama.

L’on est, en dernière instance, tenté d’y voir, non seulement, l’incompétence des services de la sécurisation du transport urbain, mais également, le manque criard d’ambition des autorités gouvernementales, notamment, le Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, quant à conférer un visage plus moderne au secteur des transports communs à l’instar de certains pays de la sous-région qui, à ce jour, envisagent déjà la construction de liaisons-métros pour une meilleure humanisation du transport commun, tandis que les Maliens se font quotidiennement massacrer par des véhicules aussi rétrogrades et déshumanisants que les minibus Sotrama.

Moulaye DIOP

Le Point du Mali

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