THE: Achoura, Koutam et Flecha, quel impact sur l’économie malienne ?

Le Mali est un pays de grande consommation du thé après les pays magrébins. Il occupe la 1ere place à l’importation en Afrique de l’Ouest. Comme du petit pain, le thé est consommé dans toutes les cérémonies sociales, mais pour quel impact dans notre économie. La question mérite tout son pesant d’or vu que les importateurs de ce sésame s’enrichissent sur le dos de l’Etat, et à la souffrance de leurs employés.

 

Aujourd’hui, plus de 200 marques de thés sont importées de la Chine au Mali. Ce qui fait des centaines de millions versés dans les comptes bancaires des producteurs chinois. Dans le lot des thés qui développent des chiffres d’affaires impressionnants et frôlant des milliards figurerait des thé Achoura, Koutam et Flecha. Selon une source digne de foi, les promoteurs de ces thés cités ci-dessus se font un business fleurissant, à travers de la fraude. L’Etat du Mali qui doit normalement profiter à travers des taxes, impôts et douanes serait aussi arnaqué par certains agents de ses services concernés.

Les promoteurs des thés, nous confie une source arrivent à dévier les services assiettes de l’État par la complicité de quelques agents véreux au niveau du bureau de dédouanement de Faladié et de Kati pour les douanes, puis au niveau de deux importantes directions des impôts. Cette situation doit changer car l’Etat du Mali est aujourd’hui confronté à une crise de trésorerie. Il est donc impératif pour les services des impôts et des douanes de pousser des investigations sur l’importation de ses thés. Déjà, ils possèdent de la matière pour redresser ces sociétés prédatrices des maigres ressources de l’État. Et ce ne sont pas les éléments qui manquent, car dans les quartiers huppés de la capitale ils sont les plus fortunés à travers les villas duplex et les voitures grosses cylindrées. A cause du pactole, leurs enfants se comparent aux noirs-américains circulant ainsi dans des décapotables en compagnie de leurs petites amies, avec le volume de la radio au maxi et roulent à tombeau ouvert.

Et pourtant, chez les 3 géants de thé au Mali, le personnel recruté broie du noir. Ils sont pour la plupart rémunérés en deçà du SMIC en vigueur au Mali. Plus des 90% ne disposent d’un contrat de travail.

Nous reviendrons plus en détails !

La Sirène

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