Le Mali a réalisé avec succès, le mercredi 19 février 2020, une levée d’un montant total de 33 milliards F CFA (environ 54,3 millions $) sur le marché des titres publics de l’UEMOA. C’était via l’émission d’obligations assimilables du Trésor (OAT) sur une maturité de 36 mois (3 ans) pour un montant initial sollicité de 30 milliards F CFA (environ 49,3 millions $).

A l’issue de cette opération, le Mali a reçu 38,4 milliards F CFA (environ 63,2 millions $) d’offres des investisseurs ; ce qui correspond à un taux de couverture de 128%. Cette émission d’OAT se caractérise également par un remboursement in fine à un taux d’intérêt de 6,1% l’an, payable dès la première année. Selon le calendrier des émissions de titres publics rendu disponible par l’Agence UMOA-Titres, c’est un montant total de 567 milliards FCFA (environ 933 millions $) que le Mali prévoit de lever sur le marché des titres publics de l’UEMOA en 2020. Ce, à raison de 122 milliards FCFA de bons assimilables du Trésor (BAT) et 445 milliards FCFA d’obligations assimilables du Trésor (OAT).

Notons que le Mali est engagée depuis quelques années dans une dynamique de croissance économique malgré les défis sécuritaires auxquels il fait face. Le taux de croissance du PIB est passé, selon les autorités du pays, à 4,7% en 2018 et 5,1% en 2019 soutenu principalement par une bonne tenue des secteurs agricole et minier. Le Mali fait figure de 4e producteur d’or en Afrique avec 67 tonnes en 2018, pour une contribution de 9,1% à son PIB. Cette part devrait, selon les estimations des autorités, passer à 9,4% en 2019. La production aurifère est même attendue à 72 tonnes en 2020, pour des réserves d’or des mines en exploitation estimées à près de 800 tonnes. Le Mali est par ailleurs, le deuxième pays producteur de coton en Afrique avec 656 548 tonnes en 2018. Selon les autorités maliennes, la croissance économique du pays devrait ressortir à 5% en moyenne sur la période 2020-2022.

Energie :

Sotraka et Soyat, obtiennent une ligne de crédit de…

Au Mali, la BIDC, bras financier de la CEDEAO, vient d’octroyer une ligne de crédit de 18 millions d’euros (11,8 milliards F CFA) à SOTRAKA et SOYATT, deux sociétés privées spécialisées dans l’importation de produits pétroliers et les transports.

Cet appui vise à accroître l’approvisionnement et le parc de matériels roulants nécessaires au transport des produits pétroliers par ces deux sociétés.

C’est ainsi que grâce à l’accord de financement signé avec la Société de Transport Karka (SOTRAKA), d’un montant de 3 millions d’euros (près de 2 milliards F CFA), le pétrolier malien projette l’acquisition de 15 camions-citernes et de 10 tracteurs, tout en augmentant le volume de ses importations. La Société YATTASSAYE et Compagnie (SOYATT) qui bénéficie d’une enveloppe plus importante, 15 millions d’euros (9,8 milliards F CFA), compte se doter de 40 nouveaux camions-citernes pour densifier ses importations de produits pétroliers destinés à ses partenaires TOTAL et VIVO, leaders du marché malien.

« Ces facilités (lignes de crédit) que la BIDC vient de nous accorder nous permettront de renforcer l’importation des produits pétroliers par l’acquisition des camions-citernes destinés au transport de ces produits. Ces camions constituent des compléments dans la commercialisation de nos produits », a déclaré, à Lomé, dans la capitale togolaise, Gagny N’Daou, PDG de SOTRAKA. Ces nouveaux accords de prêts portent à 102 millions de dollars le montant total de l’enveloppe des prêts accordés au Mali par la BIDC.

Rassemblées par la Rédaction

Source: L’Aube