La multiplication des manifestations contre la dégradation de réseau routier comme partout dans le pays reste une tradition à chaque hivernage. Et cela jusqu’à sortir des autorités de leur silence de Kayes à Bamako cette année suite aux actions entreprises par des mouvements citoyens à Kayes, Kati et un peu partout dans la première région. Il a fallu des actions vigoureuses pour contraindre le gouvernement à entreprendre des initiatives afin de contenir la colère populaire.

 

Ces actions ont causé d’énormes manques à gagner par le budget de l’Etat. Comment ne pas sermonner la conscience des autorités de la république en cette période déjà difficile ? C’est avec le laxisme longtemps entretenu, qui ressurgira toujours car les conclusions des négociations arrachées avec des manifestants sur fond de duperie en disent longue sur la concrétisation de leur doléance au plus tard le 20 septembre prochain promis par les négociateurs, représentants le président de la république.

Faut-il rappeler qu’après environ un an avec l’état de route y est demeuré alors que c’est l’axe le plus fréquenté après le corridor Abidjan Bamako. Sur cette route, le trafic est dense. Elle rapporte à l’Etat malien plus de deux milliards par jour sauf dans notre pays, le régime IBK n’investit pas dans les priorités. Une autre preuve  que le gouvernement semble n’avoir de solution durable pour la réponse à la colère récidive des manifestants sur ce tronçon.  Les acteurs de ces mouvements doivent restés vigilants face à une équipe gouvernementale qui excelle dans les promesses non tenues.

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