La fédération du Parti pour la renaissance nationale Parena du cercle de Koulikoro a choisi la commune rurale de Koula pour la cérémonie d’investiture de sa candidate à l’élection législative du 24 novembre prochain. Etaient présents à l’investiture, les responsables du Parena, les représentants des neuf communes du cercle ainsi que plusieurs membres de ce parti.

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Dans le cadre de la prochaine législative prévue le 24 novembre 2013, Mme Tamboura Mah Kéita du Parena a été élue candidate par la majorité absolue à l’issue du congrès du parti tenu le samedi 28 septembre 2013 à Koula. Cette élection de Mme Tamboura Mah Kéita n’est pas une surprise dans la mesure où cette dame politique est présente sur le terrain pour s’enquérir des nouvelles de ses militants  à chaque fois que l’occasion se présente. Pour dire qu’elle est proche de l’électorat, a témoigné Balla Diarra, maire Parena de la commune rurale de Koula. Selon lui, le choix de sa commune pour abriter ce congrès s’explique par le fait que le parti dispose de 9 conseillers, ce qui n’est pas le cas dans les autres communes du cercle.

 

 

Si la candidature féminine à la députation  est fortement sollicitée cette année par plusieurs organisations de la société civile, celle de Mme Tamboura Mah Kéita, qui se positionne déjà en favorite dans le cercle de Koulikoro, fait déjà l’unanimité au sein de la fédération. Les neuf communes  du cercle de Koulikoro (Koulikoro, Méguétan, Niamina, Tiéfala, Koula, Doumba, Sirakorola,Ténékoun et Dinandougou) ont toutes manifesté leur détermination  sans faille à porter Mme Tamboura Mah Kéita à l’hémicycle. Selon leurs responsables, cette candidature de Mah est une chance qu’il faut  saisir, connaissant bien la force et  les valeurs politiques qu’incarne la candidate.

 

 

Opératrice de son état, Mah Kéita a occupé plusieurs postes de responsabilité dans la région, notamment elle fut la présidente Régionale du Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Koulikoro, la présidente du Conseil de Cercle de Koulikoro, la présidente de la Coordination des Associations et Groupements Féminins de Koulikoro.

 

 

Consciente de la tâche qui l’attend dans l’épreuve législative, la candidate Mah non moins  présidente du Bureau National du Mouvement des Femmes du PARENA a comme ambition de participer positivement non seulement  au développement socio-économique du cercle de Koulikoro, mais également de défendre de manière générale les intérêts du cercle et particulièrement celui des femmes.

 

Ibrahim M.GUEYE

 

 

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LEGISLATIVES DE 2013 DANS LE CERCLE DE KATI

Du plomb dans l’aile de l’alliance RPM-UM/RDA-ADM-Adema

 

 

Suite à la conférence de section de l’Adema à Kati le 28 septembre 2013, 37 communes présentes ont été étonnées d’entendre que l’alliance dans laquelle l’Adema s’est mise, n’a réservé que deux postes à elle. Cette alliance est composée du RPM, trois postes, de l’Adema, deux postes, de l’UM-RDA, un poste et de l’ADM, un poste.

 

 

Pour deux postes, dix (10) candidats de l’Adema ont postulé. Ce sont :

Sadio Doumbia, présidente de la section femme de la coordination de Kati.

Mamadou Sériba Sidibé de la coordination de Kati, député sortant

Tiané Coulibaly de la Coordination de l’arrondissement central de Kati et membre du bureau de l’Apcam.

Zeïna Haïdara de la Coordination de la ceinture de Bamako.

Mamary Diarra, Secrétaire général du bureau de la jeunesse du cercle de Kati.

Madame Guindo de la Coordination de la ceinture de Bamako.

Seydou Coulibaly, membre du bureau de l’Apcam de Koulikoro.

Dramane Diarra de la Coordination de Baguineda.

Le Professeur Samaké de la Coordination d’Ouélessébougou.

Madame Diarra Sira Doumbia de la Coordination de Sanankoroba.

 

 

Le onzième candidat en la personne de Lancéni Balla Keïta a désisté en avançant comme argument que l’alliance n’établissait pas d’équilibre entre le nombre de postes détenus et le poids réel du parti dans le cercle (180 conseillers communaux, 18 maires et 4 députés en poste). La première force politique dans le cercle demeure l’Adema jusqu’à preuve de contraire et pouvait avoir mieux dans une autre alliance que celle scellée entre les deux tours de la présidentielle. A la suite du vote, les deux non instruits ont été choisis pour avoir déposé une caution de 10 millions en liasse chacun devant le secrétaire général de la section Nji Konaré, comptable de son état. Il s’agit de Tiané Coulibaly et de Seydou Coulibaly, tous de l’Apcam.

 

 

Les militants et les autres candidats sont sortis de la salle très frustrés. En faisant le rapport, il y a presque 23 sous sections sur un total de 37 qui disent qu’il faudra attendre le match retour c’est-à-dire le jour du vote pour jouer et s’exprimer ce jour en l’absence de l’argent.

 

 

Egalement les militants accusent le Secrétaire général de se préparer pour rejoindre le RPM, un de ces dits récents qu’il n’ira jamais dans l’opposition. Certains mêmes l’accusent de se balader entre les Ministères détenus par le RPM, avec ses nombreuses copies de CV pour avoir un poste de directeur des finances et du matériel (DFM) auprès d’eux.

 

 

En tout cas par sa manière de faire, il aura contribué à affaiblir le parti davantage, en privilégiant ses intérêts personnels.

Du côté du RPM, l’allié principal de l’Adema sur la liste de Kati, le choix des  trois candidats n’a pas posé, moins de problème également. A ce sujet, il y a eu beaucoup de frustration également au niveau de chacune des 3 coordinations. Ceinture de Bamako et le Mandé, Kati et Bélédougou. Ouélessébougou et environ.

 

 

Les vrais militants ont été laissés sur le carreau au profit des nantis sur le plan financier. En politique, l’argent ne fait pas tout. Si c’était le cas, aujourd’hui le Mali allait avoir comme président Soumaïla Cissé. De ce côté il y a environ une dizaine de sous sections qui ont décidé de préparer ensemble le match retour le 24 novembre 2013. Si nous faisons un simple décompte des sous sections frustrées dans cette alliance alors on démontre 33 qui représentent environ 50% de l’électorat de la liste. Mais attendons de voir la suite le soir du 24 novembre 2013. En politique, toute erreur se paye.

 

 

L’observateur politique, Bélékan à Kati    

SOURCE: Le Prétoire  du   10 oct 2013.