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Depuis plusieurs jours, les différents protagonistes, sur des listes de partis politiques ou en indépendants, ont déposé leurs candidatures respectives auprès de la Cour constitutionnelle pour validation en vue des élections législatives qui démarrent le 23 novembre 2013. La loi prévoit 48 heures pour les recours une fois que la Cour constitutionnelle donne son verdict. Et c’est après examen de ces recours que la Cour constitutionnelle revient avec la décision finale qui, cette année, pourrait ne pas trainer de sources proches du dossier. Mais le hic, c’est que ce verdict définitif doit tomber 30 jours avant la tenue du scrutin, donc au plus tard le 23 octobre 2013. A la date d’aujourd’hui, l’on est en droit de se demander comment du 21 au 23 octobre la Cour pourrait annoncer le premier verdict, respecter les 48 h du recours, se pencher sur ces recours, et annoncer le verdict final ?

En tout cas ce serait limite, et cela au cas où la Cour constitutionnelle annonce aujourd’hui même les premiers résultats portant sur les candidatures, ce dont on peut bien espérer, sans que toutefois cela nous rassure définitivement. Car l’on ne sait pas ce que la suite nous réserve.

Autre point d’inquiétude, et pas le moindre, c’est la nouvelle donne avec la levée du mandat d’arrêt des criminels de guerre dont d’anciens députés qui, désormais, pourraient se targuer de réclamer la possibilité de se présenter aux élections législatives en cours. En conséquence, demander le dépôt de leurs candidatures respectives. Déjà, certains observateurs estiment que le retard pris par la Cour constitutionnelle rentre dans le cadre d’une stratégie de satisfaction de ces apatrides dans toutes leurs sollicitations qui ne remettent pas en cause l’intégrité du territoire et l’indépendance de la République. C’est dire que tout peut donc balancer une fois ces nouveaux maîtres du Mali nouveau alerteraient nos autorités.

Alors attendons de voir!


Source: Zénith Balé