Le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Karim Konaté, avec à ses côtés le président du CNPM, Mamadou Sidibé, les Directeurs généraux des Douanes (Modibo Kane Kéïta) et de la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) Modibo Kéïta a procédé, hier mardi 21 avril, au lancement du projet d’interconnexion DNCC-DRCC-DGD. D’un coût de près de 250 millions de FCFA, ce projet, fruit du partenariat public-privé, va permettre une gestion transparente des intentions d’importation et accroître les recettes de la Douane

L’import- export est conditionné à la levée d’une intention d’importation au niveau de la DNCC. Cependant, il se trouve qu’avec les nouvelles technologies, les documents délivrés faisaient objet de toutes sortes de falsifications de la part de certains importateurs indélicats qui pouvaient changer la nature des produits autorisés à l’aide des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Avec des vrai-faux-documents, ils parvenaient à tromper la vigilance des douaniers,   entrainant des manques à gagner pour l’Etat mais aussi permettant d’importer des produits prohibés. Ainsi, depuis plus de dix ans, la DNCC a élaboré un projet d’interconnexion de ses services avec ceux de la Douane destinataire des intentions délivrées par la DNCC.

Malheureusement, faute de financement, ce projet dormait encore dans les tiroirs jusqu’à l’arrivée de l’actuel ministre Abdel Karim Konaté. Il est désormais effectif grâce à un partenariat entre son département et le CNPM, qui a assuré son financement à travers le Fonds PVI.  C’est donc dans une atmosphère bon enfant  que ce projet a été inauguré, hier après-midi, à la DNCC.

L’application est composée d’un serveur de dernière génération relié à une antenne serveur de l’AGETIC et de la Cellule d’appui à l’informatisation des services financiers et fiscaux.

Ainsi, avec cet équipement, toute intention d’importation émise par la DNCC ou ses directions régionales est immédiatement sue à la minute par la Direction générale des Douanes et ses différents démembrements, les banques et les services d’assurance. Ce qui empêche toute falsification. Pour le Directeur national du commerce et  de la concurrence, cet outil va non seulement permettre de lutter contre la falsification des titres de commerce, mais aussi réduire les coûts des transactions, lutter contre l’importation des produits prohibés et améliorer le cadre des affaires.  C’est pourquoi, la DNCC et ses services partenaires souhaitent faire de cette plate-forme un guichet unique de traitement des titres de commerce.

Le président du CNPM, Mamadou Sidibé, s’est réjoui de ce projet  qui va permettre d’accroitre la mobilisation des recettes au cordon douanier pour l’intérêt du pays. Car, assure t-il, aucun pays ne pourra se développer  avec l’aide extérieure mais plutôt qu’à partir de ses ressources internes. Pour sa part, le patron de la Douane, Modibo Kane Kéïta s’est dit convaincu que ce projet est un atout pour son service. Car devant permettre une plus grande fluidité et de transparence dans la gestion des dossiers.

  1. CAMARA

Source: L’Indépendant