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Drame à Baco Djicoroni : Une fillette de 13 ans a trépassé sous les coups de ses employeurs.

Un drame survenu dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 janvier dernier au quartier Baco djicororoni dans le 15è arrondissement du district de Bamako, a suscité de vives émotions au point où nous sommes allés aux informations.

image d’illustration.

Une jeune fille d’à peine 13 ans seulement répondant au nom de Judith a fini par rendre l’âme à la suite de toute une nuit de bastonnade à outrance subie, la énième du genre, puisqu’elle en a tellement connues durant son séjour auprès de ses bourreaux. Ceux-ci sont Madame et monsieur Agbelessessi, un couple béninois qui aura ainsi mis un terme prématuré à l’existence de l’infortunée Judith.

La cruauté et l’ignominie constituent les maitres mots qualificatifs de l’ADN de Enock Agbelessessi (cuisinier de formation) et de Céline Agbelessessi, c’est le moins que l’on puisse dire de ce couple venu du Bénin pour se chercher à Bamako il y a de cela quelques années.

Avant cette dernière flagellation fatale à leur employée, selon nos informations, la victime aura tenu en tout et pour tout une année de calvaire dans les mains de ses ignobles assassins. Il y a un an, madame Céline Agbelessessi monitrice de profession dans une école maternelle privée de la place, est allée ramener de son pays natal l’immaculée Judith. Celle-ci vivait au Bénin sous les soins de sa maman qui elle, est une tante de la forcenée Céline. A Bamako, Judith est censée servir de domestique en charge du bébé de sa grande sœur patronne appelée elle aussi à s’occuper des enfants à elle confiés par sa profession de monitrice.

C’est donc une fois arrivée à Bamako loin des yeux de ses parents biologiques que l’existence de Judith a tourné au vinaigre avec la croix et la bannière au quotidien. Son corps fortement empreint de balafres et de plaies témoigne à suffisance des coups de lanière qu’elles a copieusement reçus des nuits durant. Selon les témoignages d’une voisine qui a requis l’anonymat, personne ne peut porter assistance à Judith car très souvent ces horribles scènes de bastonnades se passent dans la nuit profonde à l’intérieur avec porte fermée et son mis à un volume maximal. Monsieur et madame qui se mettent souvent à deux, parfois à trois lorsque le jeune frère du maitre de céans se joint à eux dans leur vilain plaisir, infligent ainsi des sévices atroces à leur fille domestique.

La raison de la dernière frasque des Agbelessessi ayant mis fin au chemin de croix de Judith, est la disparition d’un fameux billet de 5000f FCFA. C’est dire que la jeune fille a été sacrifiée sur l’autel d’un seul billet d’argent. Attachée le cou aux pieds par une corde avant d’être flagellée par des fils électriques tissés en lanière, Judith n’a pu surmonter ce supplice. Et, lorsque son corps inerte a été transporté qui plus est à moto par les soins de ses tueurs au CHU Gabriel Touré, les médecins n’ont pas hésité pour conclure à un cas d’homicide volontaire. Les Agbelessessi (monsieur, madame et le jeune frère de monsieur) qui prétendaient tous avoir amené une patiente victime d’une crise, ont été appréhendés et placés en garde-à-vue dans un premier temps au commissariat du 15è arrondissement d’où les deux hommes seront ensuite déférés 3 jours après à la prison civile de Bamako. La femme avec son bébé au dos est quant à elle libérée dans la nature mais elle a aussitôt disparu et de leur maison et de la circulation parce que craignant la vindicative du voisinage. Au marché de Djicoroni où elle est très connue de par sa réputation de ‘’femme méchante’’, les vendeuses sont vent debout, décidées à en finir avec tout ce qui rime béninois.

André SEGBEDJI

Source: Autre Presse

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