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Mali / France : Florence Parly exhorte les Maliens à ne pas baisser la garde face au terrorisme

La ministre française des Armées, Florence Parly, a exhorté les Maliens à ne pas baissé la garde face au terrorisme, suite à une série d’attaques menées par Daesh contre des positions militaires maliennes et un convoi français

La ministre française des Armées, Florence Parly, a exhorté les Maliens à ne pas baissé la garde face au terrorisme, suite à une série d’attaques menées par Daesh contre des positions militaires maliennes et un convoi français, faisant au moins 53 morts parmi les soldats maliens et une victime parmi la force Barkhane.

Florence Parly s’exprimait dans une déclaration à la presse, mardi soir à Bamako, suite à une audience avec le président malien, Ibrahim Boubaker Keita.

« Le combat contre le terrorisme est un combat de longue haleine », a laissé entendre la ministre française, soulignant que : « C’est une guerre qui s’inscrit dans le temps long. Et une guerre ne s’évalue pas à chacune des batailles ».

Ainsi, Parly a appelé à ne pas baisser la garde. « Rien ne serait pire que de donner raison aux terroristes en baissant la garde au moment où des événements aussi dramatiques se produisent », a-t-elle martelé.

« Il faut pouvoir poursuivre (…) Car c’est le moment de mettre toutes les chances de notre côté pour gagner ce combat », a-t-elle encore insisté.

L’arrivée de Florence Parly au Mali intervient dans un contexte de deuil, suite au massacre par Daech de 53 militaires et un civil, vendredi dernier à Indelimane, région de Menaka (centre-est) et la mort d’un soldat français dans une explosion, le lendemain, alors qu’il assurait la sécurité d’un convoi militaire entre Gao et Menaka.

Avant d’arriver au Mali, Parly s’est rendue lundi à N’Djamena où est basé le commandement de la force française Barkhane. Elle a ensuite débarqué à Ouagadougou, où elle a annoncé le lancement « imminent » de l’opération « Bourgou IV » pour la sécurisation du Sahel.

Pour rappel, la sous-région avait plongé dans une instabilité chronique depuis plusieurs années.

En mars-avril 2012, le nord du Mali avait basculé dans la violence, lorsque des groupes terroristes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle de nombre de localités dans cette partie du pays.

Délogés en grande partie grâce à une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013, ces groupes continuent à sévir, perpétrant des attaques sporadiques contre les civils et les forces armées, aussi bien maliennes qu’étrangères.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali ainsi qu’aux pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

La France avait alors déclaré son soutien aux pays de la région (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) et déployé sa force Barkhane (4500 hommes) depuis 2014.

Cette présence militaire française est particulièrement contestée par des marches et des manifestations aussi bien au Mali que dans les pays voisins.

Source : trt.net.tr

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