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Un drone américain aurait été visé par un missile iranien avant l’attaque des pétroliers en mer d’Oman

Pour les États-Unis, il ne fait aucun doute que l’Iran est derrière les attaques qui ont visé le pétrolier norvégien Front Altair et le méthanier japonais Kokuka Courageous, le 13 juin, en mer d’Oman. Le lendemain, le Pentagone diffusé une vidéo[de piètre qualité…] censée montrer de membres du Corps des gardiens de la révolution [IRCG] en train de retirer une mine limpet non explosée de la coque du navire nippon depuis un patrouilleur de la classe Gashti.

« On voit le bateau, avec une mine qui n’a pas explosé et c’est signé » de l’Iran, a commenté le président Trump, au sujet de cette vidéo, sur la chaîne Fox News. Selon lui, les Gardiens de la révolution « ne voulaient pas laisser de preuves derrière eux. »

Au Royaume-Uni, le chef du Foreign Office, Jeremy Hunt, est du même avis. Notre « évaluation nous amène à conclure que la responsabilité des attaques incombe presque certainement à l’Iran », a-t-il dit, accusant Téhéran de chercher à déstabiliser la région.

Cela étant, et « condamnant sévèrement » les attaques contre les deux navires, Moscou a demandé à Washington de ne pas « tirer des conclusions hâtives » sur ce que suggère la vidéo rendue publique par le Pentagone.

Vidéo qui « n’est pas suffisante », pour Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères. « Nous pouvons bien sûr comprendre ce qu’on nous montre mais, pour tirer des conclusions, ce n’est selon moi pas suffisant », a-t-il dit.

« Il est nécessaire et urgent que toute la lumière soit faite sur ces événements. La France est en contact avec ses principaux partenaires à cette fin », a, de son côté, fait valoir la diplomatie française, avant de répéter son appel aux « acteurs concernés » à faire preuve de retenue. « Nous rappelons notre attachement à la sécurité et la stabilité régionales et à la liberté de navigation qui doit absolument être préservée », a aussi fait valoir le Quai d’Orsay.

Cela étant, pour le chef [par intérim] du Pentagone, ces attaques en mer d’Oman « représentent un problème mondial et pas seulement américain. » Et d’ajouter : « La priorité pour moi, pour John Bolton, [le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche] et pour Mike Pompeo [le secrétaire d’État] est de créer un consensus international pour régler ce problème international. »

Quoi qu’il en soit, un responsable américain a confié à CNNqu’un drone MQ-9 Reaper avait été visé par un missile sol-air quelques heures avant les attaques contre le Front Altair et le Kokuka Courageous.

« Le missile a raté le drone avant de tomber à l’eau », a affirmé ce responsable. Et ce dernier a précisé que le MQ-9 Reaper avait observé des bateaux iraniens en train de se rapprocher des deux navires attaqués. Pour autant, il n’a pas précisé si l’appareil avait pu voir ces mêmes bateaux iraniens participer aux attaques en question.

« C’est la première affirmation selon laquelle les États-Unis ont des informations sur les mouvements iraniens avant l’attaque », a commenté CNN, qui admet toutefois n’avoir vu « aucune image » du drone américain.

Par ailleurs, ce responsable a également indiqué que, quelques jours plus tôt, un autre MQ-9 Reaper avait été abattu par un missile iranien tiré par les rebelles yéménites Houthis, dans la région de la mer Rouge.

Son propos a ainsi confirmé des déclarations faites le 7 juin par Ansar Allah, la branche politique de la rébellion Houthis. En effet, cette dernière avait diffusé, ce jour-là, des images montrant l’épave d’un drone abattu au Yémen et présenté comme appartenant aux forces américaines.

Reste que ces attaques contre le pétrolier norvégien et le méthanier japonais ont encore des zones d’ombres.

Ainsi, les marins du Kokuka Courageous a indiqué qu’un « objet volant avait percuté » leur navire. Et « ils ont découvert un trou », a raconté Yutaka Katada, le propriétaire du méthanier. « Des membres d’équipage ont ensuite perçu une deuxième détonation », a-t-il ajouté. Et de préciser qu’un « bateau iranien croisait dans les alentours » le 13 juin au soir.

Toujours selon Yutaka Katada, le Kokuka Courageous aurait apparemment été la cible de deux attaques successives. Après la première, les « marins ont manoeuvré pour tenter de fuir mais le bateau a de nouveau été ciblé trois heures plus tard. » C’est lors de celle-ci qu’un incendie s’est déclaré. Par la suite, les « marins sont revenus à bord avec l’aide de l’armée américaine. »

 

Source: opex360.Com

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