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Le ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré : « Chaque recrue fera désormais l’objet d’une enquête de moralité »

Le chef du département de la Sécurité et de la Protection Civile a fait cette déclaration sur les ondes de la radio FR3, le jeudi lors de son passage pour la traditionnelle ‘’grande interview’’ en langue nationale avec les journalistes de 7 radios de la place. Face à la défaillance de l’outil de défense et de sécurité, le ministre Traoré a affirmé que de nouvelles mesures sont en expérimentation pour moraliser le recrutement au sein de l’armée et des différents corps de la sécurité dans notre pays. Cela, à travers un processus vigoureux de transparence dans le choix des hommes et femmes appelés à porter l’uniforme nationale. « Nous ne pouvons pas faire une enquête de moralité sur tous les postulants, mais avant la phase finale toutes les éventuelles recrues feront l’objet de cela, une à une. Il faut que nous ayons  dans les différents corps de l’armée et de la sécurité des jeunes motivés et dignes de porter la tenue » a-t-il insisté.

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Par rapport à une éventuelle militarisation de la police nationale, le colonel Salif Traoré dira que de telles reformes émanent des grandes instances comme la conférence nationale, où le peuple souverain, comme à l’occasion de celle tenue en 1992, pourra exprimer son désir de modifier le statut de sa police nationale au regard de ses soucis et préoccupations en matière de sécurité. Cependant, ajoutera-t-il, il est bien de savoir que certaines unités de la police ne sont pas habilitées à suivre en temps plein un mot d’ordre de grève, conformément à leur statut.

En prélude à la Conférence d’entente nationale

Tiebilé pour  la tenue d’un congrès des communautés du Nord et  de celles du Sud !

 

Le site d’informations générales ‘’Bamada.net’’, dans sa revue a publié en cette fin de semaine une contribution du président du PARENA, Tiebilé Dramé portant sur le processus de paix et pour la réconciliation nationale. « Comment éviter le mur à nouveau ? » était le titre interrogatif de  cette tribune du président du parti du bélier blanc.

Dans un style qu’on ne lui connaît pas d’ordinaire, modéré et simple, le président Dramé dans cette contribution renvoie toutes les interrogations du blocage de la situation actuelle à la période d’avant et post mars 2012. Selon lui, le peuple devrait se poser les questions suivantes : «Pourquoi l’armée et l’État se sont-ils effondrés ? Pourquoi sommes-nous tombés en 2012 ? Comment Aqmi s’est installé? Quid du narcotrafic ? de la corruption? Où étaient les institutions ? Où étaient les contre-pouvoirs, la société civile ? Que faisaient les partis politiques ? Où étions-nous quand le pays se délitait ? ». Comme palliatif, il estime que l’accord d’Alger peut être considéré  comme un acquis, certes important, mais insuffisant pour restaurer la stabilité. D’où la tenue de concertations élargies à toutes les composantes de la nation. A cet effet, en prélude à la conférence d’entente, le président du PARENA propose d’une part un congrès des communautés du nord, puis un autre congrès des communautés du sud.

Décidemment, les idées ne manquent pas au sujet de cette conférence d’entente nationale. Qui, si l’on n’y prend garde, prendra la forme d’une conférence mondiale.

L’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite :

Une marque déposée d’IBK !

 

A l’issue du Conseil des Ministres extraordinaire du vendredi 10 mars 2017, il a été procédé à la nomination des membres de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite. Il s’agit d’une équipe de 11 personnes, issues des domaines de la justice, de la sécurité, de l’ordre des experts et comptables, du patronat, des organisations de la société civile…

Les missions essentielles de cet nouvel office se résument, d’une part à recevoir des dénonciations formulées par les citoyens pour des faits d’enrichissement illicite et, d’autre part, à dénoncer à la justice les faits d’enrichissement illicite.

En gros, des missions presque identiques à celles dévolues aux autres structures existantes comme la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’Etat (CASCA), le Bureau du Vérificateur Général. C’est pourquoi depuis la publication de la liste des membres de cette nouvelle structure, des voix se sont élevées pour dénoncer une manœuvre  de mise en quarantaine du fameux Bureau du Vérificateur Général (BVG), une création de l’ancien chef de l’Etat Amadou Toumani Touré, surtout en cette période de guerre de paternité. Si tel est le cas, il n’y a pas lieu de s’en offusquer. Car, s’il y a eu « l’opération Taxis » sous Modibo Keita, la Commission contre l’enrichissement illicite sous Moussa Traore, les  Pôles  économiques et financiers sous Alpha Oumar KONARE, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) sous Amadou Toumani TOURE, donc l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite est une marque déposée d’El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita, sous l’égide de celui qui a présidé en 2008 les Etats généraux sur la corruption, le PM Modibo Kéita.

 

Moussa Mara

Des ambitions clairement exprimées pour la mairie du district de Bamako !

 

Moussa Mara, n’est aucunement un Objet politique non identifié (OPNI) au Mali. Il est le président du parti du changement ‘’YELEMA’’, le plus jeune Premier ministre de l’histoire du Mali et l’éventuelle première personnalité à être traduite devant la Haute Cour de Justice. A ce registre non exhaustif, Mara veut ajouter un nouveau statut : maire du District de Bamako. « Tout le monde sait que lorsque je cherche quelque chose je ne le cache pas » a-t-il affirmé sur une radio de la place. Avant de déclarer dans un langage exempt de toute ambigüité : « je veux bien être le Maire du district de Bamako ». Pourquoi de la Primature, voulez- vous retourner conquérir la tête d’une simple mairie ? « J’ai de réelles ambitions pour faire changer le visage de Bamako. D’ailleurs aux USA, un patron de la Maison blanche a démissionné de son poste pour aller se faire élire Maire de Chicago », a-t-il rétorqué. Comparaison n’est vraiment pas raison. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore, a-t-on l’habitude d’entendre.

Rassemblées par Moustapha Diawara

Source: L’ Aube

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