Si après les événements du 21 mai 2014 à Kidal, on a parlé d’une cinquantaine de morts. Actuellement, les langues se délient au niveau de la commission d’enquête mise en place à l’Assemblée nationale. Cette commission a eu beaucoup de versions en écoutant les acteurs : l’ancien Premier ministre Moussa Joseph Mara (l’homme aux multiples discours et propos), Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense lors des faits, des soldats, officiers, des députés et responsables de la région de Kidal. Chacun a donné sa version des faits. Au finish, et cela avant la publication du rapport de cette commission, Mara semble être l’homme aux 71 morts en un seul jour à Kidal. Car il a tenu des propos et fait des interventions va-t-en-guerre et même une déclaration de guerre. Et dire qu’après cet affront, le gouvernement a annoncé qu’il n’a pas donné ordre à attaquer. Un jeune Kidalois dit avoir le film de cette journée du 21 mai 2014. Pour lui, si la commission ne publie pas son rapport, il mettra la vidéo en question sur la place publique.

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Nina à l’œuvre

Le Mnla, c’est Nina et autres ! Hé oui, cette brave dame ne cesse de faire parler d’elle. C’est à partir de la Mauritanie avec Mossa Ag Attaher qu’ils ont apporté un démenti aux courriers que l’Algérie a envoyés aux différentes parties de la crise malienne. Nina entretient bien les jeunes du Mnla surtout qu’elle veut prendre sa revanche sur le Mali. C’est pourquoi même Billal Ag Achérif n’a pas pu répliquer. Nina Walet veut qu’il y ait une autonomie pour Kidal. Mossa Ag Attaher est à Nouakchott ; les deux autres Moussa Ag Assarid et Achouratoumane s’occupent du reste à Paris. Avec la bénédiction des médias français, les portes sont déjà ouvertes. Les Maliens doivent comprendre ces bandits, rebelles et narcotrafiquants. Ils vont tous signer, un à un. C’est une stratégie bien montée qui consiste à refuser de parapher, à faire la comédie à Kidal en profitant de l’argent de la médiation et de certains traîtres (ministres)  qui les financent à partir de Bamako. La minorité qui s’agite tout le temps ne peut rien contre la volonté de la majorité. Comme le disent les Ivoiriens : «Laissez mouton courir, Tabaski viendra».

TV Toumast

LibyaToumast arabch.tv, c’est une télé qui est sur satellite depuis 2013. Depuis Oubari en Libye. C’est la TV de l’Azawad. On peut la capter à partir de Bamako ou la regarder en ligne -sur internet. Beaucoup de jeunes proches des leaders du Mnla suivent cette télé partout en France. Moussa Ag Assarid et Achouratoumane étaient sur cette télé afin de contredire l’information donnée par la médiation algérienne. «Le Mnla est membre de la coordination de l’Azawad et n’est pas d’accord avec ce qui a été dit par la médiation algérienne ; il n’est pas prêt à parapher l’accord en l’état». C’est ce que les deux Moussa ont défendu avant de se transporter sur TV5 et d’autres chaînes françaises. En plus des radios et réseaux sociaux. Le Mnla est pour le moment le seul mouvement de la coordination à ne pas être d’accord. Mieux, c’est une tendance du Mnla sous la direction de Nina Walet et basée à Nouakchott qui fait ce travail contre Billal Ag Achérif, le patron du Mnla. Selon nos informations, la branche militaire ne peut rien décider sans en référer à la branche politique du Mnla, qui est en exil. Un groupuscule est à Kidal ; il prend en otage les populations. Il est soutenu par des mains cachées.

Zahabi raconte sa vie

Le ministre de la Réconciliation nationale n’a rien à faire, rien n’à dire ;  il ne sait même pas ce qu’il dit. En tournée depuis quelques semaines, il a commencé par l’intérieur du pays avant d’entamer l’étape de l’extérieur. Le Niger, la Mauritanie ont été visités. Zahabi ne va pas dans les camps de réfugiés, mais il se contente de rencontrer les Maliens dans les capitales de ces pays et d’échanger avec eux. Certes l’exercice devrait être utile, mais à cause des propos du ministre de la Réconciliation nationale, on se demande s’il sait ce qu’il dit. «La Mauritanie doit aider le Mali dans la médiation», a-t-il déclaré. On se demande de quelle médiation il s’agit dans la mesure où il y a un accord, ou bien le ministre veut une nouvelle médiation. En tout cas, sa demande fut une surprise pour les gens qui ont suivi son intervention à la télé. Zahabi et les autres membres du gouvernement doivent se calmer. On ne peut pas imposer un accord aux Maliens. Au lieu d’aller traduire l’accord en arabe en Mauritanie, faire des grands dîners avec l’argent de l’Etat malien, il a intérêt à dire la vérité. Il doit surtout préparer la phase d’application de l’accord avant d’organiser des tournées pour gaspiller les maigres ressources de l’Etat malien avec une délégation de plus d’une trentaine de personnes. Mais, quand on n’a rien à faire dire, on se tait. Ce vaut mieux que raconter sa vie !

IBK en ‘Kalouwa’

En isolement ou retraite spirituelle (Kalouwa), c’est ce qu’on peut dire du président de la République. Lequel a avoué à certaines personnalités qu’il ne veut pas lire les journaux ou écouter les radios de la place. Car l’histoire de l’accord d’Alger le dépasse. Il n’a, selon nos sources, confiance qu’en son grand-frère de Premier ministre. C’est ce dernier qui lui aurait suggéré de suivre la voie des partenaires et amis sincères du Mali, pour ne pas tout perdre. Sans quoi lui-même ne faisait plus confiance en la délégation de médiation dont les membres tremblotaient devant les rebelles. Aujourd’hui IBK lui-même se demande encore que faire avec ce document ? Car il ne serait pas de son goût mais il fallait faire un choix. Le chef de l’Etat ne parle pas trop de l’accord, laissant ce boulot au chef du gouvernement. Le silence du président IBK est un couteau à double tranchant, car le jour où il sortira du Kalouwa, il donnera sa vraie position sur le document. En bon El hadj, il pourrait nous surprendre en nous apportant la bonne nouvelle. Mais il faut qu’on sache le jour où il sortira de son Kalouwa afin de l’annoncer aux Maliens. Le Kalouwa n’est pas une période facile pour les marabouts surtout quand il s’agit d’un Kalouwa de circonstance.

Djiby fâché

Les Maliens ont été nombreux à condamner la profanation de notre drapeau national. Les partis politiques de l’opposition ont condamné l’acte des rebelles du Mnla et alliés ; des jeunes sur les réseaux sociaux en ont fait de même. Pour les jeunes membres du mouvement des pionniers, cet acte est une insulte à l’endroit du peuple malien. C’est pourquoi Djibril Sacko (membre du mouvement pionnier) nous a envoyé une note exprimant sa colère : « Ils ont profané le drapeau malien….je suis indigné. Comme on le dit, si on ne connaît pas quelqu’un, on l’appelle  hey en bamanankan. Ceux qui ont marché sur notre 1er symbole ne le connaissent pas car ils ont osé prendre les armes contre ce pays, ce beau pays envié de tous. Malgré tout notre Mali garde toujours sa dignité. Apprenons-leur les bonnes leçons de citoyenneté. Mais nous aussi, de notre côté, donnons de la valeur à ce drapeau. Cet acte a fait du mal à tout bon Malien, mais on doit se poser aussi des questions : qui sont-ils ? Au moment où le Mali et ses partenaires parlent de négociation entre Maliens. Ce qui veut dire que le peuple malien les considère toujours comme Maliens. Mais eux, ils traînent notre drapeau Vert Or Rouge comme un chiffon… Aidez-moi à comprendre quel doit être le comportement des décideurs vis-à-vis de ces ??????? »

Où est passée Aïssata Ibrahim ? 

Selon nos sources, elle n’a pas été sanctionnée encore mois suspendue. Elle fait les éditions de 10 heures et 13 heures du JT. Cela fait 3 mois qu’elle n’est pas programmée pour la présentation du journal de 20 heures. Par contre, c’est une étudiante qui présente le journal de 20 heures, cela avec la bénédiction de la direction de l’Ortm. En contrepartie de quoi, allez-le savoir ! Car la promotion des jeunes dames rime avec la promotion des pagnes à l’Ortm. Sans quoi personne ne comprend l’ascension fulgurante de la nouvelle présentatrice. Certains proches de la direction nous informent qu’elle apprend vite. C’est pourquoi elle a gagné des galons en sautant des étapes. Face à des fonctionnaires, c’est une stagiaire qui émerveille la direction de l’Ortm. C’est extraordinaire ! En tout cas, à part Aïssata Ibrahim Maïga, tous les autres présentateurs continuent de faire le journal de 20 heures. C’est peut-être une sanction qui ne dit pas son nom, une punition sans faute avouée, sinon un règlement de compte. Hé, «ne mangez pas votre piment dans ma bouche».

43 milliards annulés

Le sommet annuel de la zone franc s’est tenu à Bamako les 9 et 10 avril 2015. La zone Franc est l’ensemble des 8 pays de l’Uemoa, les 6 de la Cemac et des îles Comores. Cet ensemble a un destin monétaire commun garanti par la France. La France a profité de cette réunion pour annoncer l’annulation de la dette monétaire du Mali de 43 milliards de Fcfa. Depuis 1984, la France détenait une créance sur le Mali, appelée «dette monétaire», dont le montant initial était de 150,2 milliards de Fcfa (229 millions d’euros). Cette dette monétaire était née au moment de la réintégration du Mali dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en 1984. En partie annulée en 2003, et plusieurs fois réaménagée, cette dette monétaire était traitée depuis 2007 par un mécanisme d’annulation-conversion de la dette, dont le principe était le suivant : les échéances de remboursement du Mali étaient, dès leur versement à la France, converties en aide budgétaire revenant au Mali. La date d’échéance de la dette monétaire du Mali envers la France était fixée à 2019. Comme l’a souligné M. Michel Sapin à l’issue de son entretien avec le président de la République du Mali, cette annulation du reste de la dette monétaire du Mali témoigne de l’engagement de la France à soutenir les efforts de développement économique et social d’un pays ami. Ce développement économique et social constitue en effet l’élément clef pour la stabilisation et la consolidation de la paix au Mali.

L’argent des postes de péage

29 postes de péage, 2 milliards de Fcfa de recettes annuelles en moyenne dont 90% investis dans l’entretien routier, 7% dans les équipements des postes de péage et 3% soit plus de 60 millions reversés aux communes abritant ces postes. Au Mali, les routes bitumées, pour la plupart, sont dans un état de dégradation avancée. Pour les responsables de l’entretien routier, cela est dû à l’insuffisance des ressources allouées au secteur. Dans le cadre de la mobilisation des ressources pour l’entretien routier, l’Etat à travers l’Autorité routière a mis en place des postes de péage sur le réseau routier bitumé à partir de 2006. Pour rappel, c’est à partir de 2006 que les premiers postes de péage ont été construits dans le but de recouvrer la redevance péage. Il s’agit de la commercialisation du service que la route rend à l’usager. Cela intervient après les réformes dans le secteur d’entretien routier. Car il a été demandé au Mali et aux autres Etats de la sous-région de trouver des ressources propres pour faire face aux besoins d’entretien routier. L’Autorité routière/Fonds d’entretien routier soutient qu’en moyenne, ces postes génèrent plus de 2 milliards de Fcfa par an. Au titre de l’année 2015, l’objectif est d’atteindre plus de 25 milliards pour l’entretien routier.

source : Reporter