François Hollande  Angela Merkel bruxelles

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens s’est achevé ce vendredi 25 octobre à Bruxelles. Il aura été dominé par la controverse autour des écoutes de la NSA , l’agence de sécurité américaine. Résultat : les questions sensibles d’immigration et de surveillance des frontières, qui étaient également à l’ordre du jour trois semaines après le drame de Lampedusa, sont passées au second plan.

L’Italie, la Grèce et Malte réclamaient des mesures immédiates et concrètes pour faire face à l’afflux des migrants clandestins. Ces trois pays vont devoir patienter jusqu’au mois de décembre. A l’issue de ce Conseil européen, largement dominé par l’affaire des écoutes de la NSA , il a été décidé de ne rien faire, dans l’immédiat en tout cas.

Pour l’heure, ce sont des principes qui ont été mis sur la table : renforcement des moyens de surveillance via l’agence Frontex, lutte contre les filières d’immigration clandestine par le biais d’une coopération policière et judiciaire, enfin soutien aux pays d’origine et aux pays de transit comme la Libye.

Interrogé sur l’appel à l’aide à la solidarité lancé par les pays du Sud, François Hollande a rappelé que la France est, en Europe, après l’Allemagne, le pays qui répond au plus grand nombre de demandes d’asile.

François Hollande

Président de la République française

Premier principe d’action : agir sur les pays d’origine et de transit. Ce qui veut dire renforcer les capacités d’un certain nombre de voisins, de l’autre côté de la Méditerranée. Je pense notamment à la Libye. C’est devenu l’urgence.

A ses yeux, la France prend donc toute sa part du fardeau que représente aujourd’hui l’afflux des migrants venus d’Afrique ou du Moyen-Orient. Une réponse qui semble être en phase avec la grande majorité des dirigeants européens, peu désireux de remettre en cause leur politique migratoire à quelques mois des élections européennes.

 

Source : RFI