ministre algérien Affaires étrangères Ramtane Lamamra visite  ibrahim boubacar keita président mali ibk

De Blida à Bamako. Au cours de la même journée, samedi dernier, plusieurs voix se sont fait entendre en faveur de la candidature du Président Bouteflika à la prochaine élection présidentielle d’avril 2014. Pendant que le SG du FLN, Amar Saâdani et le leader du TAJ, Amar Ghoul, tenaient leur meeting à Blida au cours duquel ils ont réaffirmé soutenir la candidature du Président Bouteflika pour un 4e mandat, à des milliers de kilomètres de là, une autre voix, celle du président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, a exprimé clairement le même souhait. C’est en recevant, samedi dernier, notre ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, que le président Keïta a salué «le Président Bouteflika sur lequel nous fondons beaucoup d’espoir pour rétablir la paix et la stabilité dans notre pays» avant d’ajouter que personne ne pourra mieux que lui (le Président Bouteflika), régler la crise vécue par son pays. Quand on sait que cette crise s’étend au-delà du Mali sur l’ensemble de la région du Sahel, on comprend mieux que l’affaire exige du temps. Un temps qui ne se mesure pas en semaines ni même en mois, mais plutôt en années tant la crise est complexe et multiforme. Le président Keïta le sait. Ce qui ne laisse aucun doute quant à son souhait de voir le Président Bouteflika se porter candidat à sa propre succession. Cette voix de notre voisin du Sud, qui se mêle à celles de Saâdani, de Sidi Saïd, de Ghoul, de Benyounès et d’autres personnalités qui comptent dans le pays, se justifie. La longue expérience et l’expertise du Président Bouteflika dans la conduite des affaires du monde sont reconnues par tous les grands acteurs politiques internationaux. Nous avons déjà eu l’occasion de le rappeler. Comme nous avons eu l’occasion de relever la chance que nous avons, nous Algériens, de l’avoir parmi nous. Ce qui corrige quelque peu les appels des plus importants partis du pays que sont le FLN, le RND, le TAJ et le MPA, à la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika à la prochaine élection présidentielle d’avril 2014. A aucun moment, ces partis n’ont annoncé la candidature du Président Bouteflika à un 4ème mandat, contrairement à ce qui a été dit ici ou là. Ils n’ont émis que le souhait de sa candidature pour les raisons que nous avons vues plus haut. Le Président Bouteflika n’a pas encore fait connaître sa décision. Pourquoi devrait-il recourir à des intermédiaires? Il n’y a absolument aucun doute qu’il le fera lui-même au moment opportun. Reste à espérer qu’il répondra favorablement à toutes ces demandes de l’intérieur et de l’extérieur. Les Algériens apprécient le travail extraordinaire qu’il a accompli depuis son arrivée au pouvoir en 1999. Ils savent l’état dans lequel se trouvait alors l’Algérie. Non seulement, il a pu ramener la paix, mais il a su conduire le pays dans un formidable développement. Non seulement il a réussi à consolider la stabilité dans le pays, mais il a su aussi le doter d’infrastructures à même de lui ouvrir toutes les perspectives d’une puissance économique. Une paix, une stabilité, un développement et une gouvernance qui ont permis de résister à la bourrasque du «printemps arabe» qui a soufflé et souffle toujours dans la région. Dire aujourd’hui que ce n’est pas l’Algérie et les Algériens qui ont encore besoin du Président Bouteflika, relève de l’ignorance, sinon du mensonge. D’autant que les candidats ne se bousculent pas au portillon. Il est vrai que le Président Bouteflika a placé tellement haut la barre qu’il sera difficile de lui succéder. L’Etat algérien de 2013 n’est plus celui des années 1990. Les critères pour prétendre à l’institution présidentielle ont changé. En faisant le tour de la classe politique et sans aucun parti pris autre que l’intérêt général, ceux qui en ont l’étoffe, aujourd’hui, se comptent sur les doigts d’une seule main. Et pas tous les doigts!

 

Source : l’exprission