Du 31 mars au 1er avril dernier à Bruxelles en Belgique, le président du Conseil national de la Jeunesse du Mali, Mohamed Salia Touré a participé au Sommet des Jeunes leaders Afrique-Europe. Après s’être félicité de la sortie de crise au Mali, grâce aux efforts de tous et de chacun, le jeune Touré a lancé un véritable appel à la jeunesse africaine à croire en son avenir.

 Mohamed Salia conseil national jeune cnj

Invité à prononcer un discours devant les jeunes de 70 pays d’Afrique et d’Europe en début de mois à Bruxelles, le président du Conseil national de la Jeunesse du Mali, Mohamed Salia Touré, a, après un bref rappel de ce qu’a été l’actualité au Mali, depuis deux ans, s’est surtout réjoui de sa reconstruction avec l’énergie de son peuple et le soutien solidaire et massif de nombreux pays et partenaires amis. Avant de préciser que notre pays entend surtout maintenant faire entendre une autre voix, porteuse d’espérance, de volonté et d’imagination, et faire jeter, sur le chemin de son renouveau, un regard serein et lucide sur les forces qui le composent et qui le mèneront à une paix durable et une stabilité socio-économique fiable et pérenne.

 

 

S’agissant de l’Afrique, il a reconnu que le continent suscite, depuis bien longtemps, des interrogations quant à sa capacité à maîtriser son destin et à imposer ses propres voies de développement et de croissance.

 

 

A Bruxelles, le président du Conseil national de la Jeunesse du Mali n’a pas manqué de souligner la richesse du continent africain. Une richesse qui, en plus d’être minière ou forestière, est surtout inépuisable en ce que plus de 50% de sa jeunesse a moins de 25 ans.

C’est dans cette jeunesse, a indiqué Mohamed Salia Touré, que vivent parfois souffrent, souvent désespèrent, des milliers de filles et de garçons qui, demain, présideront sans aucun doute aux destinées de leur pays, dirigeront leur économie, structureront leurs institutions, inventeront et développeront des entreprises innovantes, imposeront des coopérations d’intelligence et de services, fédéreront des initiatives transfrontalières, défendront des valeurs de solidarité et de justice sociale, réussiront les défis de la santé…et surtout, surtout mes chers amis, avec intégrité et fraternité, feront de la paix leur seule et unique ligne de conduite.

 

 

Le premier jeune du Mali a, au nom de l’Afrique à Bruxelles, indiqué que la jeunesse a soif et faim d’avenir. Il n’a pas occulté les défis qui l’attendent. Des challenges relatifs à l’éducation, à la lutte contre le chômage, à la formation, à la modernisation de ses infrastructures, à la moralisation de la vie publique…parmi d’autres chantiers d’importance.

Toutefois, il a prévenu que la pauvreté et le désœuvrement sont les atouts qu’exploitent les mafias de tous genres pour attirer dans leurs filets dorés et argentés, sous couvert de solidarité clanique ou de croisade spirituelle ou philosophique, des milliers de jeunes qui n’ont comme seule perspective…que l’attente d’un emploi, d’une formation…qui n’arrive jamais.

 

 

Mohamed Salia Touré a formulé l’espoir que la jeunesse africaine bâtirait, de plus en plus sur des fondations démocratiques et républicaines, son avenir par elle-même.

 

 

Le président du CNJ-Mali a terminé son propos par un appel à la jeunesse de toute l’Afrique à laquelle il rappelle que l’heure ne doit plus être à croire que l’avenir est ailleurs. « Qu’il est meilleur au-delà de notre continent ! Il est vivant et vibrant sur toute notre terre d’Afrique.

Jeunesse de toute l’Afrique, n’aies pas peur d’ouvrir les yeux, de retrousser les manches, de marcher d’un pas ferme. C’est de toi qu’elle attend qu’enfin elle s’épanouisse.»

 

Secrétariat chargé de la communication CNJ-Mali