Les habitants du quartier Dravela-Bolibana  acculent, les autorités s’exécutent enfin. Le moyen qu’ils ont eu est de déverser sur la voie publique, leurs ordures ménagères stoppées devant  leurs portails depuis un bon moment. Ils ont agi sous le coup de la colère. Ces ordures formaient  de véritables montagnes devant les maisons  dans les rues de ces localités. Les  faits se sont déroulés le dimanche dernier.

tas ordure bamako mali

Les habitants n’ont pas pu contenir leur colère jusqu’à l’implication des éléments du commissariat de police du deuxième arrondissement, communément appelé la poudrière.

Des tas d’ordures  déversés sur l’avenue Cheick Zayed au point de barrer complètement la route qui relie Lafiabougou à la place de l’Indépendance passant devant le centre islamique de Hamdallaye. Les barricades  dressées par  les manifestants leur ont permis d’exprimer un ouf de soulagement. Car, le lendemain matin, des mesures urgentes ont été prises pour commencer à évacuer  les étouffantes ordures. Les  manifestants ont dû employer la méthode forte pour se faire entendre après moult interpellations des autorités communales en charge de l’administration dudit quartier.
Il faut noter que cette situation est présente presque dans tous les quartiers de la commune III. Et le problème est que ces ordures constituent un danger pour les habitants de Dravela-Bolibana.
Selon certaines informations, les éléments de la poudrière ont passé toute la nuit à garder la voie bitumée pour que d’autres ne puissent en rajouter.

Es-ce qu’il faut toujours que les populations fassent une révolte pour que les autorités réagissent ?
Rappelons que cela a été le même cas pour les habitants de Samé, il y a quelques mois,  où les  populations ont employé la méthode forte pour se faire entendre après plusieurs interpellations des autorités communales. Cette  montagne d’ordures constituait un tournant dangereux à cause de son caractère accidentogène pour les usagers de la route Bamako-Kati via Samé. Cet endroit dangereux constitue depuis une décennie, un goulot d’étranglement pour les gros porteurs qui, faute de marge de manœuvre, s’affaissent et causent des drames aux populations. En son temps, la mairie de la Commune III avait lancé aux populations, un ultimatum de 10 jours. Une promesse qu’il n’a pas tenue car jusqu’à présent ce dépôt de transit est à son lieu habituelle. Après  une à deux voyages de bennes pour calmer les populations indignées.

Il faut rappeler que la mairie de la Commune III fait face à deux équations : évacuer les ordures à échéance et trouver une nouvelle décharge pour les ordures ménagères loin des habitations.
Il faut que la mairie et les structures alliées à la collecte d’ordures ménagères et les dépôts de transit jouent  leur partition. Car, rares sont les quartiers de la communes III qui montrent leur satisfaction par rapport à la collecte des ordures ménagères. Alors  que chaque famille paie 2500F CFA à la fin du mois comme frais de ramassage aux G.I.E  s’occupant des ordures ménagères en partenariat avec la mairie.

Ces ordures transforment les concessions en nids de mouches et de moustiques.  Un facteur qui risque d’être un danger pour la santé des paisibles citoyens.  Vu que ces déchets se multiplient à chaque moment, certaines familles payent les ‘’pousse-poussetiers’’ pour assainir leur porte  et la rendre un peu présentable aux visiteurs. Car, généralement, les poubelles sont déposées à la porte d’entrée.

Le ministre Moussa Mara, ministre de l’urbanisation et de la politique de la ville, et Ousmane Ag Rhissa ministre de l’environnement et de l’assainissement sont interpellés à trouver une solution urgente à ce problème, surtout que Mara a une expérience dans le domaine l’environnement et l’assainissement après son passage à la mairie avant d’occuper le fauteuil ministériel.
Adja

SOURCE: L’Annonceur  du   9 oct 2013.