La libération de la région de Kidal est imminente ces derniers temps, surtout avec l’approche de la date des élections présidentielles, quoique légèrement réaménagée : le 28 juillet pour le 1er tour au lieu du 7 du même mois. Les autorités de la transition ont exprimé, il y a quelques semaines, leur détermination à libérer Kidal qui est la dernière région sous occupation, en ce sens que le MNLA dit contrôler cette région où il avait d’ailleurs élu un gouverneur. Une manière d’intimider ou de se foutre des autorités et du peuple malien ? En tout cas, jusqu’à la preuve du contraire, le Mali demeure un et indivisible. Telle est autant la volonté des autorités que celle du peuple malien dans sa majorité écrasante. C’est cela aussi le vœu de la communauté internationale envers et contre tout.

Il n’y a pas si longtemps, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de brigade Yamoussa Camara a été interpellé à l’Assemblée Nationale au sujet de la libération de Kidal. En cette circonstance, il a édifié l’assistance au sujet des derniers réglages en cours, avant d’annoncer la date du 15 mai pour le lancement des offensives militaires en vue de la libération de Kidal. Cette déclaration avait suscité beaucoup d’espoir dans le cœur et l’esprit du peuple. Sur le front également, les militaires avaient affirmé qu’ils n’attendaient que le feu vert du gouvernement pour en finir avec Kidal. Mais hélas, c’était sans compter sur le coup fourré des soit disant amis du Mali qui soufflent le chaud et le froid. Jusqu’ici, apparemment, il n’y a pas de réaction du côté du gouvernement. Et il ne saurait y avoir dès l’instant où l’on travaille au sein de la communauté internationale à nous faire avaler par la force la couleuvre MNLA.

L’opinion publique nationale a du mal à comprendre ce que l’on pourrait qualifier de cacophonie, de conspiration pilotée depuis l’extérieur. Elle met mal à l’aise le Général Yamoussa Camara, un officier supérieur engagé qui a donné sa parol e au peuple malien et à l’opinion publique internationale que Kidal sera libéré du joug des apatrides du MNLA, à partir du 15 mai. A la limite, cette attitude des plus hautes autorités du Mali, de la France et de la CEDEAO à l’égard du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants ne contribuera qu’à démoraliser le Ministre de la Défense et à le faire présenter comme un homme qui ne respecterait pas sa parole donnée. Si cela ne tenait qu’au Général Yamoussa Camara, on en aurait fini avec la libération de Kidal. Il n’est pas bon d’adopter une telle attitude à l’égard du Ministre de la Défense qui reste l’une des chevilles ouvrières de cette guerre contre le terrorisme, le trafic d’armes et de drogue. Il est regrettable de constater que pour quelque raison que ce soit, l’on fasse traîner les pieds, en raison des urgences et surtout du besoin de la quiétude des habitants de Kidal d’une part et de la création des conditions de sécurité pour le bon déroulement des élections présidentielles prévues pour le 28 juillet 2013. L’armée attendrait des ordres de la puissante France de François Hollande pour déloger des criminels qui ont fait assez d’orphelins et de veuves jeunes. A quand donc la liberté d’action à cette armée nationale et souveraine. Empêché l’armée de faire son boulot est une insulte grave. Il ne sert à rien d’envoyer au charbon , non plus le général qui s’est basé sur du béton pour dire aux députés que Kidal sera libéré le 15 mai 2013.

L’heure n’est plus à des calculs ou à de l’hésitation car les conditions actuelles sont propices à l’achèvement des opérations militaires en vue de la libération totale du Nord. La question que l’on se pose, c’est de savoir à qui profite cette situation de statut quo par rapport à la libération de Kidal. N’y a-t-il pas là-dessous de calculs politiciens voire un complot international contre les maliens ?
Sinaly