Il y a 42 ans naissait le Comité Permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS). Sa mission était de créer les conditions pour réduire la sécheresse pour une sécurité alimentaire et la maitrise de l’eau. Des années se sont écoulées, des centaines de réunion d’experts se sont tenues, des dizaines de rencontres ministérielles tenues et des conférences des chefs d’Etats du CILSS. Mais les défis restent énormes pour ne pas dire entiers.

Le bilan de l’organisation est mitigé en raison de multiples difficultés auxquelles elle est confrontée. La récurrente préoccupation est relative aux financements des activités de l’organisation. D’où la dépendance progressive des Etats membres vis à vis des Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Plusieurs pays sont en retard de paiement de leur contribution annuelle. A titre d’exemple le représentant des PTF à la cérémonie d’ouverture de la 50ème  session ordinaire du conseil des ministres du CILSS, a fait savoir que 95% du budget 2015 de l’Institution est pris en charge par l’extérieur. Face à cette situation il faut une synergie d’action de tous les Etats membres pour que le rêve  « un autre sahel est possible » soit une réalité. Cela est nécessaire, dans la mesure où de nouvelles contraintes gagnent le terrain. Il s’agit du terrorisme, les effets du changement climatique et la menace contre l’exploitation de la gomme arabique. Pour ce faire, il convient d’élaborer et mettre en œuvre des programmes structurels de réhabilitation et de construction de la résilience en faveur des pays les plus affectés par Ebola et de leurs voisins immédiats. Ceci passe par l’adoption des outils de gestion des ressources humaines (GRH) pour assurer la pérennité de l’emploi au CILSS et la stabilité de son personnel afin d’éviter la perte perpétuelle de l’expertise. A ce titre la mise en œuvre de la question de sa concrétisation permettra de prendre en considération les toilettages effectués depuis le dernier sommet de N’Djamena en 2013. Le mal étant déjà connu, silence, au travail.

Jean GOITA

 

Sécurisation du sommet du Cilss :

Le Mali relève le challenge

La capitale malienne a abrité le 15 avril dernier le XVIIème sommet des chefs d’Etat du Comité Permanent Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS). Compte tenu de la situation sécuritaire de notre pays, les mesures idoines ont été prises pour protéger la vie de nos hôtes de marques.

Le Mali est en crise. Sa situation sécuritaire laisse à désirer au Nord comme  au Sud. C’est dans ce contexte d’insécurité grandissant qu’il a accueilli la semaine dernière le XVIIème sommet des chefs d’Etats et de gouvernement du CILSS. Dans son discours d’ouverture du sommet, le chef d’Etat Malien Ibrahim Boubacar Keïta l’a reconnu «  Bamako n’est pas la capitale l’a plus courue en ce moment. » Pour sécuriser la vie des chefs d’Etats, de gouvernements et des délégués venus de pays frères et amis ; le Mali n’a pas lésiné sur les moyens. Plusieurs centaines de policiers et de militaires ont été déployés pour la circonstance. A l’entrée du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) qui abritait le sommet des chefs d’Etats,  on pouvait remarquer le contrôle stricte des forces de l’ordre qui,  filtraient les entrées et sorties. Sur le toit du CICB, étaient postés des snipers. Des  alentours du centre jusqu’au niveau de l’école normale supérieure était déployés des agents armés jusqu’aux dents qui veillaient au grain.

De Sébénicoro à la cité ministérielle à l’échangeur multifonctionnel les agents étaient postés à tous les carrefours importants pour circonscrire d’éventuelles attaques. Une mobilisation, qui a été payante, car aucun incidents n’a été noté tout le long des travaux des chefs d’Etats sur le sol Malien. Chapeau à nos hommes en tenue, qui,  pour une fois ont honoré le drapeau Malien qui flottait au milieu des onze autres des Etats membres du CILSS.

Mohamed DAGNOKO

source : Le Pouce