La cérémonie de signature de l’Accord de paix aura finalement lieu le 15 mai. C’est l’annonce faite par la médiation internationale à l’issue d’une semaine de discussions entamée le 15 avril dernier à Alger. Initialement, cette dernière date devait coïncider avec la cérémonie du paraphe du document par la CMA, mais elle a dû être reportée pour la matinée du samedi 18 avril.

Cela a encore été un rendez-vous manqué en raison de l’intransigeance des séparatistes kidalois qui continuent de narguer la communauté internationale. C’est ainsi que celle-ci a décidé de prendre ses responsabilités en fixant une date pour la signature du document final. Ce, avec ou sans les séparatistes qui, visiblement, n’entendent pas renoncer d’un iota à leurs amendements transmis à la médiation depuis le 17 mars. Cependant, l’on apprend que certains groupes armés de la CMA entendent signer à titre individuel.

Abondant dans le même sens depuis Bahir Dar, en Ethiopie, où il participait à un forum sur la sécurité, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a annoncé, hier, que «  l’Accord de paix sera signé à Bamako le 15 mai prochain« . Avant d’ajouter que  » le train va avancer sans eux et que huit mois de négociations suffisent « . Ce ton déterminé du chef de l’Etat est conforme aux positions de la communauté internationale.

Une source jointe par nos soins a déclaré que la marge de temps laissée pour la signature du document est destinée à faire en sorte que les séparatistes prennent le train en marche ou que ces composantes se détachent et se joignent individuellement à la dynamique de paix enclenchée par le document.

Par ailleurs, il nous est revenu que depuis la capitale algérienne où ils se trouvaient, les séparatistes ont été, à plusieurs reprises menacés, de sanctions telles que le gel des avoirs, l’interdiction de voyager, le classement de ces mouvements dans la liste noire réservée aux terroristes… au cas où ils persisteraient dans leur refus de parapher l’accord. On apprend également que la médiation compte saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il prenne ses responsabilités vis-à-vis des séparatistes.

Ainsi, comme méthode, la médiation internationale a fixé la date du 15 mai prochain pour la signature finale du document à Bamako. D’ici là, elle espère que les lignes vont bouger et que les séparatistes collectivement ou individuellement signeront l’accord. D’ores et déjà, il convient de rappeler que certains mouvements tels que la CMF-PR2, une partie du HCUA et du MAA se disent disposés à signer le document. Espérant que dans la mise en œuvre, certaines de leurs doléances seront pris en compte.        

                                                                   Massiré Diop

 

Source: L’Indépendant