Les beaux discours tombent comme des gouttes de pluie, faisant naitre beaucoup d’espoir chez les populations, à la recherche d’un mieux être. La main sur le cœur les hommes politiques jurent pour le bonheur de la population et l’honneur du pays. D’autres se déplacent dans les « Grins » les marchés, sous le prétexte de connaitre les besoins du peuple. Et une fois élu, ce même peuple est oublié comme un citron pressé.

A l’approche  des scrutins, nombreux sont les engagements que l’homme politique tient pour se faire élire, comme par exemple le bonheur des populations et l’honneur du pays. Que deviennent ces promesses ? Ils nous parlent du Mali, de  la jeunesse du Mali, du Mali nouveau, du Mali d’abord. Le président Ibrahim Boubacar Keita au stade du 26 mars le 07 juillet 2013 avait dit : « depuis 15 ans, la société  malienne regarde sans réagir, son école s’effondrer, prise en otage par les corporatismes et rongée par une corruption  morale et une violence  croissante. L’école malienne traverse une crise majeure qui deviendra demain une crise sociale profonde si rien n’est fait pour y mettre fin… La jeunesse est l’avenir de notre pays. Nous lui accorderons les meilleures attentions,  une stratégie nationale qui articulera les  réponses spécifiques  aux questions majeures  structurant son avenir … Tout sera mis en œuvre  pour créer des emplois en nombre suffisant pour tous ceux qui y aspirent. En définitive, il s’agira de favoriser l’émergence d’une jeunesse responsable de son destin et capable de jouer pleinement  son rôle de citoyen du monde … »

Cependant, la situation de l’école qui était l’un de ses engagements ne fait qu’empirer les grèves incessantes, les morts d’étudiants sur la route de Kabala, le projet « un étudiant, un ordinateur » n’a jamais vu le jour. Se sentant trahi, c’est ce même peuple qui crie aujourd’hui ‘’boua ka Bla’’. Le peuple à qui il demanda de se lever pour le changement du pays semble, et qui l’a choisi pour ça, se sent trahi, n’observant aucune amélioration, d’où la frustration du plus grand nombre.

Les emplois promis, où sont –ils ? Qu’en est-il de l’intégrité territoriale ? Le Mali est plus que divisé. Il n’y a plus de sécurité. Encore une fois, le 29 juillet 2018, le peuple malien va choisir l’homme qu’il faut pour le diriger pendant les cinq prochaines années. Va-t-il se laisser leurrer par le discours politique pour commettre la même erreur ou va-t-il choisir en toute lucidité en votant en connaissance des projets de société et de la moralité des candidats ?

Assitan Siga Fadiga(stagiare)

Source: Le Républicain