Le Sous secrétaire d’Etat adjoint à la Diplomatie publique et aux Affaires publiques au sein du Bureau des Affaires africaines du département d’Etat des Etats Unis, Michael Pelletier, a effectué une visite au Mali. Au cours de son séjour, il a rencontré la presse, le lundi dernier à la Maison de presse, pour faire le point sur la situation actuelle de notre pays.

Michael Pelletier, le sous-secrétaire d’état adjoint chargé du Sahel et du Mali

Michael Pelletier, le sous-secrétaire d’état adjoint chargé du Sahel et du Mali

Michael Pelletier a profité de l’occasion pour se pencher sur les questions humanitaires et sécuritaires, sur la démocratie, la liberté de la presse, entre autres. Selon le diplomate américain, la démocratie est un processus à long terme et en perpétuel gestation qui ne peut jamais être  parfait. Mais elle reste la condition sine qua none  pour la bonne marche de l’Etat et en est le pivot. A ce titre, les Etats unis d’Amérique, y croyant fondamentalement, ne peuvent pas directement venir en aide à un gouvernement issu d’un coup d’Etat. Cependant, ils  aideront le gouvernement de transition à organiser les élections. Ainsi, plus de 6.5 millions de dollars seront débloqués par les Etats Unis d’Amérique pour encourager la participation et les sensibilisations avec les organisations gouvernementales, ainsi que les formations des observateurs.
Concernant l’aide humanitaire, Michael Pelletier précisera que les Etats Unis d’Amérique ont contribué à la guerre contre le terrorisme à hauteur de 149 millions de dollars et 96 millions de dollars  dans le cadre de la Misma, en termes de logistique et de renseignements. Avant de saluer, au nom de son pays, la France et  le Tchad pour les efforts fournis. Au sujet de la mise en place de Commission dialogue et réconciliation, Michael Pelletier avance que c’est aux Maliens d’en définir les contours. Quant à  la liberté et au rôle de la presse, il estime que cette dernière reste un acteur de premier rang  dans le processus de  la démocratie et des élections en informant les citoyens.
Rokia Diabaté