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ACCORD DE PAIX EN ARRET : Ce qu’il faut pour sa reprise !

Pour la reprise du processus de paix, il faut des préalables. Le gouvernement est-il prêt à accepter les exigences de la CMA ? Il faut plus que de simples rencontres pour obtenir la reprise des travaux du CSA.

 

Peut-être un déclic pour la reprise du processus de paix. Après la rencontre entre le chef de l’Etat et les leaders de l’ex-rébellion, des démarches sont en cours pour la reprise du Comité de suivi de l’accord (CSA). Au ministère des Affaires étrangères, la réflexion est engagée sur “comment faire avancer le processus de paix en cours”.   Selon un communiqué du Bureau de l’information et de la presse, “la question était au centre des échanges ce matin au MAECI entre le gouvernement de la République du Mali et la Médiation internationale conduite par l’Algérie”.

Au cours de cette rencontre, nous, dit-on, “les deux parties ont souhaité voir la reprise des sessions du Comité de suivi de l’accord (CSA) qui ne se sont pas tenues depuis trois mois”.

Pourquoi une multitude d’acteurs ministériels dans ce dossier ? A cette rencontre, ce sont les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah qui ont parlé à la Médiation internationale. Les deux ministres l’ont assurée “de la ferme volonté du gouvernement à faire avancer le processus de paix”.

Difficultés et exigences

Comment faire accepter les propositions de cette rencontre aux groupes armés signataires en particulier la CMA ? L’absence du ministre de la Paix, de la Réconciliation et de la Cohésion fait polémique. Et du coup, cela pose la problématique de la gestion de la question de l’accord par le gouvernement.

Dans ce cas de figure, il faut reconnaitre que l’une des exigences de l’ex-rébellion est d’avoir un interlocuteur au sein du gouvernement. “Il faut qu’on nous dise clairement à qui s’adresser en cas de difficultés. C’est une de nos exigences pour revenir sur la table de discussions”, nous a confié un leader de la CMA.

Certes, le bureau de presse a rappelé que “la rencontre a vu la participation du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif et était également élargie à plusieurs responsables des Forces armées et de défense du Mali”. Une absence de taille c’est aussi celle des groupes signataires CMA et plateforme.

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