Après Kayes et Kati, les jeunes de Tombouctou viennent de gagner leur combat. Un protocole d’entente a été signé, hier, mercredi 11 septembre 2019, entre le gouvernement, représenté par 3 ministres, dont celui  de la Communication, chargés des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, et le Collectif « Tombouctou réclame ses droits ».  C’était devant plusieurs observateurs de la Minusma.

 

Une solution vient, enfin, d’être trouvée à la colère des jeunes de Tombouctou. Les blocages des issues de la ville, les marches, bref les manifestations des jeunes du Collectif « Tombouctou réclame ses droits » ont pris fin hier, après la signature d’un protocole avec le gouvernement. En effet, 3  membres du gouvernement, à savoir le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré ; le ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Zeinab Diop ; le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamandoun Dicko,  se sont rendus à Tombouctou hier mercredi. Au cours de cette visite, les représentants du gouvernement ont rencontré les leaders du collectif « Tombouctou réclame ses droits » et ont signé un protocole d’entente.

Les engagements du gouvernement

Dans le protocole d’entente dont nous avons reçu une copie, le gouvernement du Mali, devant les membres du Collectif « Tombouctou réclame ses droits » et les observateurs, s’est,   entre autres, engagé à : reprendre les travaux de la route Ngouma-Coura, Léré, Niafunké au plus tard le 25 novembre 2019 ; inscrire dans la déclaration de Politique générale  du premier ministre, une proposition du plan de sécurisation de la région de Tombouctou.

Le Collectif « Tombouctou réclame ses droits » s’engage …

Quant au collectif « Tombouctou réclame ses droits », il s’est engagé à lever immédiatement toutes les restrictions sur les routes et dans la ville de Tombouctou après la signature de l’accord ; participer à la sensibilisation et à l’information sur le plan sécuritaire avant, pendant, et après les travaux de construction de la route N’goma-Coura, Léré, Nianfunké, et Tombouctou.

Il faut rappeler que le collectif a formulé plusieurs doléances auprès du gouvernement. Ces doléances sont entre autres, bitumer la route de Kabara, augmenter la subvention des petits bateaux de la COMANAV, subventionner le tarif du vol commercial Bamako-Tombouctou, mettre à disposition un bac supplémentaire pour la traversée, relever le plateau technique de l’hôpital régional de Tombouctou, indiquer la programmation pour la construction de la route Tombouctou-Taoudénit, réhabiliter la route Kabara-Koriomé.

Boureima Guindo

Source : Le Pays