Après la double attaque à la voiture piégée et par des tirs de roquettes, samedi dernier, on n’ignore toujours l’origine des assaillants du super camp de la MINUSMA de Tombouctou. Aucune revendication et aucun renseignement ni de la part de Barkhane encore moins de la MINUSMA sur l’origine des tirs et l’identité des assaillants. Une seule certitude, le bilan désastreux de l’attaque qui a fait un mort parmi les Casques bleus et une dizaine de blessés.

Le Camp de la Minusma de Tombouctou a fait, samedi l’objet d’attaques terroristes : à la voiture piégée et par des roquettes tirées sur la cible.
Selon les sources, l’assaut s’est produit peu après 14 h, sur le site aéroportuaire de Tombouctou où sont cantonnés des Casques bleus de la MINUSMA et des hommes de l’Opération française Barkhane.
Alors que les deux camps essuyaient une «dizaine de tirs de roquettes», des hommes portant des Casques bleus ont tenté de «s’infiltrer» dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé, dans un communiqué, le ministère malien de la Sécurité.
L’un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMa) et l’autre le sigle «UN» des Nations unies. Le premier «a explosé», tandis que le second «a pu être immobilisé».
Selon la MINUSMA, un de ses Casques bleus a été tué lors d’»échanges de tirs». Une dizaine d’autres ont été blessés. Le ministère malien de la Défense a indiqué que l’attaque avait également fait une «dizaine» de blessés «côté Barkhane».
«Les combats ont pris fin vers 18 h 30», plus de quatre heures après leur début, selon le département de la Défense. Bamako et la MINUSMA ont assuré que la situation était à nouveau «sous contrôle».
Sur Twitter, la Force de l’ONU a évoqué une «importante attaque complexe» associant «mortiers», «échanges de tirs» et «attaque au véhicule suicide». «C’est la première fois qu’il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou», a relevé une source sécuritaire étrangère. «C’est une attaque qu’on n’avait jamais connue», a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.
Ce qui intrigue le commun des Maliens est le mystère qui entoure toujours les attaques à la roquette contre les camps militaires et les villes, avec autant de dispositifs militaires présents dans notre pays. En effet, la MINUSMA compte environ 12 500 militaires et policiers, au Mali avec des équipements importants, notamment des drones et des avions. À cela, s’ajoute la présence de la Force française Barkhane, sans doute, la plus équipée et la mieux dotée en ressources humaines de qualité, 4000 au total pour l’ensemble du sahel, don le Mali. À cela, s’ajoute également le dispositif malien qui en outre continue de se battre pour redorer son blason. Malgré tout, les tirs de roquettes dont les origines restent à découvrir constituent une véritable source de préoccupation pour sécurité.
Selon un communiqué tombé plus de 24 heures de l’attaque, l’on indique qu’»au moins 15 terroristes ont été mis hors de combat».
En réaction à l’attaque, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, «pour contribuer à la reprise complète du contrôle» du camp et «sécuriser la piste de l’aéroport», a précisé le colonel Steiger.

PAR SIDI DAO

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