Équation Kidal : Il faut dire « non » à la France !

Les autorités de la transition et le peuple malien sont face à leur responsabilité devant le comportement peu responsable de France de tenter à tout prix de remettre en selle les groupes armés du MNLA et du MIA. Dans une mobilisation digne d’un sentiment de révolte, les Maliens ont le devoir dire « ça suffit ! »

AZAWAD KIDAL MALI MNLAOn croirait qu’il s’agit d’une République dans une République. Au moment où nos forces armées et de sécurité s’apprêtaient à offrir au peuple malien l’ultime victoire de la reconquête des régions du Nord, la France, par un détour révoltant et méprisable, vient de mettre son pied dans le plat. Aux portes de Kidal, ordre a été donné à l’armée malienne de replier.

De sources dignes de foi, nous apprenons qu’à la date de ce dimanche 5 mai, plusieurs unités de l’armée malienne sont positionnées à quelques centaines de kilomètres de la 8e  région du pays. Impossible donc de lancer le dernier assaut sur Kidal, sans l’aval du prince colonisateur : la France.

L’indignation est à son comble, quand nos « autorités » de la transition acceptent, sans réfléchir, de se plier à une telle exigence, fut-elle d’un pays ayant soutenu le Mali dans la guerre contre les jihadistes. Le dernier pas vient donc d’être franchi par la France, qui ne cache plus sa complicité avec les mouvements indépendantistes touaregs.

Pourquoi empêche-t-on les militaires maliens de rentrer à Kidal ? Aujourd’hui voici une question qui divise les Maliens. La France par son  jeu trouble, tente mordicus de mettre les groupes armés du MNLA au du MIA au centre du jeu. Et visiblement, l’ex-colonisateur se moque de cet appel solennel du peuple malien, qui refuse tout dialogue avec ceux qui ont égorgé nos militaires, violé les femmes, pillé les biens des populations, saccagé les bâtiments publics au Nord.

 

Silence irresponsable de nos partis politiques

Le fait surtout révoltant, c’est ce silence irresponsable dans les états-majors des partis politiques, qui ne sont plus libres de leur prise de position. A l’exception, fort heureusement, de la Cnas de Soumana Sako, qui, au cours d’une conférence de presse, s’interroge sur le jeu-trouble de la France dans la question de Kidal.

Pour entrer à Kidal, Paris a envoyé son actuel ambassadeur à Bamako, négocier avec les bandits armés du MNLA et du MIA. Tout le monde sait que depuis le 17 mars 2012, le MNLA n’avait plus de branche armée. De même, le monde entier sait que le Mouvement islamique de l’Azawad est né après la défaites des jihadistes à Konna, Tombouctou, Gao et à un moment où la prise de Kidal n’était qu’une question d’heures. D’ailleurs ils ne s’en cachent pas. Ils disent être des « modérés » d’Ançar Eddine. Alors question : « Pourquoi la France qui ne tergiverse pas avec sa souveraineté, ampute le Mali de Kidal ? »

La question interpelle à la fois nos autorités et le peuple malien, dont la volonté jusque-là dans la crise du Nord n’est pas respectée. Ce peuple est donc face à sa responsabilité et face à devoir de mobilisation. Mobilisation pour dire « non » à la France dans l’équation Kidal, et « non » à la faiblesse de notre Etat !

Issa Fakaba Sissoko

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