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Fahad Ag Almamoud, Porte-parole de la Plateforme: « l’insécurité au centre est la conséquence de la présence des terroristes au nord »

Info-Matin : Bonjour, M. ALMAMOUD, qu’est-ce qu’on peut retenir de cette réunion de haut niveau du CSA sur la mise en œuvre de l’Accord ?

Fahad Ag Almamoud : malgré la signature de l’Accord, il y a 4 ans, une grande partie du territoire échappe au contrôle de l’État et des groupes signataires.  Il a été question de ramener les emblèmes de l’État, comme le drapeau, à Kidal.  Nous sommes intervenus pour rappeler que le symbole de la souveraineté du Mali, c’est l’armée malienne. Toutes les personnes qui ont amené le drapeau du Mali à Kidal l’ont ramené dans le même sac. Sans l’armée, le drapeau n’a pas de protection.

IM : Ça fait plus de 4 ans que l’Accord a été signé, bon nombre de Maliens pensent qu’il faut revoir certains points qui ont été signés, qui font l’objet de désaccord. Qu’est qu’il faut faire pour donner un coup d’accélérateur au processus de mise en œuvre de l’Accord ?

Fahad Ag Almamoud : au stade où nous somme, aucune partie signataire de l’Accord n’a soulevé une quelconque préoccupation sur le contenu de l’accord, à plus forte raison que de demander une modification.

IM : Au centre du Mali, l’insécurité prend de l’ampleur. Qu’est-ce qu’il faut faire pour endiguer la violence dans cette partie du pays ?

Fahad Ag Almamoud : l’insécurité au centre est la conséquence de la présence des terroristes au nord qui sont à l’aise sur cette partie du pays. Ils ne sont pas inquiétés. Le plus souvent, c’est un passage de Barkhane qui est très visible. Je pense que les plans sont décidés au nord, transmis au centre pour exécution. Ça serait stupide de penser qu’il y a un problème qu’il faut résoudre avant d’aller au nord. Il faut s’attaquer au problème à la source.

IM : C’est-à-dire ?

Fahad Ag Almamoud : c’est-à-dire, désarmer les mouvements signataires pour que très bientôt on ait que deux acteurs armés sur le terrain, à savoir les forces légales maliennes ou leurs amis de la communauté internationale d’un côté et les groupes terroristes de l’autre. Tant qu’il y a des citoyens qui portent les armes aux yeux de la légalité nationale et internationale, ça serait difficile de combattre le terrorisme.

Propos recueillis par

Abdoulaye OUATTARA

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