Le collectif Tombouctou a organisé un point de presse ce mercredi 11 Septembre 2019 sur l’évolution de la situation à Tombouctou à la maison de la presse. Ce point de presse a été dirigé par M.Souleymane ALKAMISS, Porte-parole du collectif et c’était en présence de nombreuses personnalités pour ne citer que M.Ben Kattra.

Suite au discours du Premier Ministre, Dr. Boubou CISSE, qui aurait ordonné  l’arrêt des travaux sur la route de Tombouctou au profit de celle de Kayes, le collectif Tombouctou réclame aux autorités leurs droits.

Ces droits ne sont rien d’autres que la reprise des travaux pour la réhabilitation des routes de Tombouctou dans un bref délai, que le Premier Ministre s’excuse auprès de la population de Tombouctou et il exige un plan de sécurité  pour la région de Tombouctou.

“Selon des raisons avancées par le gouvernement, on ne peut pas poursuivre les travaux sur la route de Tombouctou sans sécuriser cette zone. Aussi les autorités disent qu’avec l’hivernage, il n’est pas facile de continuer les travaux sur cette route.” Déclare M.ALKAMISS Souleymane.

“Pourtant depuis quelques années, des forces étrangères sont sur le sol malien pour sécuriser et maintenir la paix.  On ne peut pas nous dire aujourd’hui qu’il est impossible de poursuivre les travaux pour cause d’insécurité avec tous les moyens dont dispose l’Etat. Nous voulons tout simplement la sécurité dans cette région. Malgré de multiples forces de défense, Tombouctou fait face à des problèmes d’insécurité. On se demande que vaut ces forces spéciales. Le dimanche 08  Septembre 2019,  un jeune a été assassiné à cause de sa moto. Deux commerçants de Gossi ont été kidnappés et un d’entre eux a pu rester en vie après avoir payé une rançon de 50 millions FCFA et malheureusement l’autre y est resté. Ce sont des cas comme ça qui se passent dans cette région, qui est pourtant dite sécurisée. On viole les femmes, on dépouille les voyageurs. C’est pourquoi, nous avons décidé de nous sauver nous-même puisque l’Etat semble ne pas avoir le contrôle de la situation.” A-t-il Ajouté.

En dépit de tout cela, pour prendre le bateau de Mopti à Tombouctou il faut payer 38 600 FCFA pour le trajet, 1000 FCFA la nuitée pour un canapé (lipiko) ou 182 000 FCFA pour une chambre pendant 21 heures de trajet.

Même si le gouvernement avait annoncé la reprise des travaux en décembre 2019, le collectif Tombouctou avec comme slogan “Je suis Mali, je suis Tombouctou, Ma route” veut du concret quant à la décision du gouvernement qui n’est jusque-là que verbale. Le collectif Tombouctou espère qu’au cours des échanges qui auront lieu entre la délégation composée du Ministre de la communication et Porte-parole du Gouvernement, M. Yaya SANGARE, le Ministre de la Fonction Publique et du Dialogue Social, M. Amadoun DICKO et la Ministre des Transports, Mme  Seynabou  DIOP et les associations qui luttent pour la cause de la région de Tombouctou  puissent trouver des accords pour résoudre le problème.

AFANOU KADIA DOUMBIA Stagiaire

Malijet