Le commandant de la force de la Munisma, le général de corps d’armée Dennis Gyllensporre sur la journée internationale des casques bleus: » Moins de 4% du personnel militaire de la MINUSMA sont des femmes «

Profitant de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne au Mali, le Commandant de la force de la MINUSMA, le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre a fait une intervention entrant dans le cadre de la journée mondiale des casques bleus célébrée le 29 mai de chaque année depuis décembre 2002. Pour cette année, la journée met en lumière le rôle des femmes sous le thème  » Les femmes dans le maintien de la paix : une clef pour la paix « . Un évènement qui coïncide avec la célébration du 20e anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité sur l’implication des femmes dans les questions de paix et de sécurité.

Saluant son adoption, le Commandant de la force de la MINUSMA, le Gé néral de corps d’armée Dennis Gyllensporre a indiqué que la résolution 1325 a été la première à reconnaître le rôle crucial des femmes dans la consolidation de la paix. Avant d’ajouter que dans les différentes opérations de maintien de la paix, les femmes casques bleues assurent les mêmes fonctions que leurs homologues masculins dans les mêmes conditions de difficultés. Il a précisé que les femmes contribuent à accroître l’efficacité des opérations en améliorant le dialogue avec la population locale, en contribuant à la promotion des droits de l’homme, en représentant un modèle pour les filles et les femmes dans le pays, en encourageant les femmes à participer davantage aux processus de paix et en contribuant avec une nécessaire mise en perspective du genre dans nos opérations.

Selon le Général, les femmes casques bleues renforcent la confiance dans les forces militaires et encouragent le signalement des délits. Rappelant l’objectif de l’ONU de relever le niveau de représentativité des femmes à 15% des contributions militaires aux opérations de paix d’ici 2020, il a souligné que leur participation dans ces opérations a augmenté au cours des vingt dernières années.

Toutefois, il a regretté le fait que la proportion de femmes casques bleus reste bien en deçà de l’objectif, oscillant entre 2% et 4% pour les militaires. Au sein de la MINUSMA, les femmes représentent un peu moins de 4% du personnel militaire. Ceci montre que nous avons un long chemin à parcourir car les femmes restent encore sous-représentées.

En effet, il convient de préciser que sur les 12 179 militaires actuellement déployés au sein de la MINUSMA, le nombre des femmes est de 469. S’agissant de la police de la mission, elles sont 234 femmes sur un effectif de 1 726. Par ailleurs, il y a lieu d’indiquer que le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif a deux adjointes. Il s’agit de Mme Mbaranga Gasarabwe en charge des questions humanitaires et Mme Joanne Adamson qui s’occupe des questions politiques.

L’occasion a donc été mise à profit pour le Commandant de la Force de la MINUSMA d’appeler les pays fournisseurs de contingents à augmenter le nombre de femmes. A l’en croire,  » un meilleur équilibre entre les sexes dans le maintien de la paix militaire augmente le succès et l’efficacité des opérations « . Il a ainsi invité l’ONU et les pays membres à travailler ensemble pour surmonter les obstacles à une participation significative des femmes aux opérations de paix.

Rappelons que la MINUSMA est la mission onusienne la plus meurtrière au monde. Du début de la mission à nos jours, l’on compte près de 211 Casques bleus ayant perdu la vie au Mali. Parmi eux, quatre ont été tués depuis le début de l’année. Notons qu’au moins une femme membre du contingent guinéen avait été tuée suite à une attaque au camp de Kidal en 2016..

La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU est de ce fait une occasion de rendre hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU. Elle constitue aussi l’occasion d’honorer la mémoire de plus de 3 900 casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies depuis 1948, dont 102 hommes et femmes en 2019.

Massiré DIOP

Source : l’Indépendant

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