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Libéré six jours après son enlèvement: Les ravisseurs de Elhadji Ibrahim Diallo étaient à la recherche d’argent

La piste crapuleuse de l’enlèvement du vieux Elhadji Ibrahim Diallo, le 7 janvier dernier, s’est finalement confirmée. Selon certaines sources qui lui sont proches, ses ravisseurs voulaient juste de l’argent pour procéder à sa libération intervenue le 12 janvier, soit six jours après son enlèvement.

 

Rappelons que  Elhadji Ibrahim Diallo avait été enlevé le 7 janvier dernier, entre Monzonga et Tabango, dans le cercle d’Ansongo. Ce jour-là, il avait quitté la ville d’Ansongo pour écouler son bétail à la foire hebdomadaire de Bara. C’est en cours de chemin que des individus armés ont surgi avant de le débarquer du véhicule pour l’emmener vers une destination inconnue.

A en croire des sources proches de la famille, les ravisseurs de Elhadji Ibrahim Diallo l’ont conduit à moto dans la zone de Tin Hama. Puis ils changeaient de lieu toutes les deux heures pour ne pas être repérés. Ils étaient entrés en contact avec la famille de l’otage afin de négocier un montant considérable pour sa libération. Celle-ci est intervenue le dimanche 12 janvier dernier et les ravisseurs ont abandonné Elhadji Ibrahim Diallo à environ une vingtaine de kilomètres d’Ansongo. On ignore le montant versé par la famille de l’otage pour sa libération, bien qu’une source formelle l’estime à plusieurs millions F CFA. De source familiale, Elhadji Ibrahim Diallo se porte bien, mises à part ses douleurs habituelles du dos qui se sont aggravées durant sa période de détention. Actuellement, il est aux soins et entouré par sa famille pour un soutien psychologique.

Il convient de préciser que  Elhadji Ibrahim Diallo est le père du richissime opérateur économique, Oumar Ibrahim Diallo dit Oumar Gaa Koy, propriétaire de nombreuses entreprises à Ansongo, Gao et même Douentza.

Selon une source, il y a lieu de craindre que cette pratique de situation à savoir l’enlèvement d’otages libérés après le paiement de rançons, se multiplient dans le cercle d’Ansongo. Ce, à cause du retrait des militaires de tous les postes avancés jusqu’à la frontière nigérienne pour se regrouper dans les grandes villes.

Cette décision en vigueur après l’attaque meurtrière du poste avancé de  Indeliman, le 1er novembre dernier, pourrait permettre aux bandits d’opérer dans la plus grande impunité.

Massiré DIOP

Source : l’Indépendant

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