Mali: à Gao, la force Barkhane patrouille régulièrement pour rassurer la population

Alors qu’au Sahel les manifestations contre la présence française se multiplient, à Gao au Mali où stationnent 2000 soldats français, la population se dit rassurée par cette présence. Patrouille dans Gao avec la force Barkhane. Reportage de Franck Alexandre. Une information RFI : les forces armées ougandaise autorisées à pénétrer dans les territoires de l’est de la République démocratique du Congo. Le président congolais Félix Tshisekedi a accepté la demande formulée par son homologue ougandais Yoweri Museveni. L’objectif est notamment de poursuivre le groupe armé ADF qui sévit dans la zone. Mais au regard de l’histoire récente entre les deux pays c’est une décision sensible, qui n’a pas encore été annoncée officiellement par les deux chefs d’Etats.

La décision du chef de l’Etat congolais a été prise vendredi soir mais l’information nous a été confirmée samedi par une source onusienne. Selon cette source, les Nations unies ont été informées de la volonté de Félix Tshisekedi de laisser l’UPDF, l’armée ougandaise, entrer sur les territoires du Nord Kivu et de l’Ituri.

Le premier objectif est de combattre le groupe armé des ADF, les Forces démocratiques alliées. Un groupe qui multiplie les attaques contre les civils et les forces congolaises ces dernières années. Le 16 novembre dernier, les autorités ougandaises ont également accusé les ADF d’être à l’origine des deux attentats de Kampala. C’est cet évènement qui a permis à Yoweri Museveni d’accentuer la pression sur son homologue.

Cela fait des années que le président ougandais tente d’obtenir l’aval de Félix Tshisekedi pour cette opération, car il existe également des enjeux économiques. En mai dernier, un consortium ougandais s’est vu attribuer la construction de plusieurs routes reliant les deux pays. Il s’agirait donc également de protéger les travaux.

Pour l’heure le gouvernement congolais n’a pas répondu aux sollicitations de RFI, mais le président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale Bertin Mubonzi, nous a confirmé avoir été informé de la décision présidentielle. Il affirme cependant que la mise en application de la décision doit encore être étudiée, notamment au parlement.

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