Plusieurs dizaines de manifestants ont brulé le mercredi 17 juillet le drapeau malien et attaqué des symboles de la République à Kidal. Cet incident fait suite à une manifestation organisée par des jeunes de la ville. Il intervient au moment où une délégation de députés maliens séjournait sur place.
Mais ce n’est pas la première fois que des symboles du pays sont brulés à Kidal. S’agit t-il d’un mouvement de colère ou d’une coïncidence avec la visite de parlementaires dans ville ? Difficile de répondre à cette question. Sur des images circulant sur les réseaux sociaux, on peut voir les manifestants prendre d’assaut legouvernorat de Kidal. Certains scandaient « Vive l’Azawad ». D’autres traînaient à terre le drapeau national, attaché à l’arrière de motos. Ils sont même allés jusqu’à le brûler. Ces manifestants ont aussi effacé l’inscription « République du Mali » sur la porte d’entrée du Gouvernorat de Kidal, pour y laisser flotter le « drapeau de l’Azawad ».
Ce énième incident a créé plusieurs réactions tant au niveau du gouvernement, des groupes armés ainsi qu’au niveau des internautes. Dans un communiqué, legouvernement du Mali a demandé aux « acteurs de l’accord pour la paix de conjuguer leurs efforts pour faire cesser de tels actes qui n’honore pas la nation ».
La Coordination des mouvements de l’Azawad, dit se « désolidariser » de cette manifestation. Pour la CMA, « ces actes sont contraires à tous les efforts qu’elle déploie pour l’instauration d’un climat serein et favorable dans l’application de l’Accord pour la paix ».
Certains observateurs estiment que cette manifestation a été faite sciemment pour saboter la visite de la délégation parlementaire à Kidal. Pour eux, ces évènements prouvent également « la négation de la République du Mali à Kidal ».
Mahamadou Diouara est sociologue – Directeur du Cabinet Gaya
Source: studiotamani