De sources bien informée, dans la nuit du mercredi 10 janvier, des soldats français de l’Opération Barkhane ont mené un raid sur le domicile de présumés djihadistes.

C’est ainsi qu’ils ont procédé à l’arrestation de deux d’entre eux répondant aux noms de Mohamed Ag Siguidi et Hamad Cheick Ag Mounta. Ils sont reprochés de collaborer avec des éléments djihadistes. D’aucuns estiment que ces deux individus sont en fait des combattants de la CMA qui ont récemment adhéré au HCUA. Des armes auraient également été saisies par les soldats français.

Cette situation intervient au moment où la région de Ménaka connait également de nombreuses incursions armées parfois meurtrières. Pour l’heure, seuls combattants du MSA, soutenus par des FAMAs et des combattants du GATIA mènent des patrouilles de sécurisation. Alors que la CMA qui dispose pourtant de troupes stationnées aux alentours de la ville reste muette et observe. Ce qui pousse certains à parler de complicité.

Notons que dans cette région, la plupart des attaques étaient surtout menées par des éléments proches d’Adnan Abou Al-Walid Al-Sahraoui, représentant autoproclamé de l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS). Pourtant, il a aussi été démontré que des éléments du groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans d’Iyad Ag Ghali y mènent aussi des incursions. Parfois, ces deux groupes collaborent avec certains chefs communautaires qui ont récemment fait défection au sein du MSA.

Kibaru