Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les deux otages demandent à l’Etat d’intercéder pour leur libération. Ils précisent même les conditions posées par leurs ravisseurs notamment la libération de certains jihadistes détenus dans le pays.

Les deux otages apparaissent enturbannés avec des barbes blanches de quelques jours. C’est le juge Soungalo Koné qui se présente en premier dans cette vidéo de six minutes adressée à sa famille et diffusée sur les réseaux sociaux. Après avoir récité quelques versets du Coran, le magistrat affirme, en langue bambara, être en bonne santé et qu’il n’a subi aucun supplice de la part de ses ravisseurs.

Il demande au gouvernement malien de « libérer les jihadistes détenus dans les prisons » et « l’application de la charia » dans le pays, afin d’obtenir sa propre libération. A sa suite le commandant de brigade Mamadou Diawara prend la parole. Enlevé entre Nara et Mourdiah à l’Ouest du pays, le sous-lieutenant de la gendarmerie affirme lui aussi se porter bien. Il appelle à son tour, le gouvernement à discuter avec leurs ravisseurs pour leur libération.
Le juge Soungalo Koné a été enlevé dans la nuit du 16 au 17 novembre par des hommes armés à bord d’un véhicule dans sa maison à Niono, à 340 km au nord-est de Bamako. Quant au commandant de brigade, son rapt est survenu suite à une embuscade contre son véhicule entre Nara et Mourdiah. C’est la première vidéo diffusée par leurs ravisseurs depuis leur enlèvement.
Selon le président de la république Ibrahim Boubacar Keïta « Tout est mis en œuvre pour retrouver le président du tribunal de Niono Soungalo Koné ainsi que les autres otages sains et saufs ». Une déclaration faite hier mardi 5 décembre à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux du Mali.
Ibrahim Boubacar Keita, président de la république
Pour les spécialistes des questions de sécurité, les jihadistes ont diffusé cette vidéo dans le seul but de revendiquer la libération de leurs éléments arrêtés par les autorités maliennes. Ils estiment cependant que l’Etat doit tout faire pour sauver la vie de ces otage.
Ibrahim Ikassa Maiga, enseignant à la faculté de Droit.
studio tamani