Selon le président malien  Ibrahim Boubacar Kéita, il y a deux raisons principales qui ont fait que l’Armée  malienne, lors de la reconquête des régions du nord en 2013, a été bloquée à Anefis, à 100 Km de Kidal.

Premièrement, explique IBK lors d’un entretien sur ‘‘Espace TV’’ le 8 janvier 2020, il y a eu une compréhension divergente pour la suite de ce qu’il fallait faire quand les troupes française et malienne sont arrivées à Anefis : ‘‘On a pensé qu’en raison des exactions qui avaient été commises dans cette partie, l’arrivée des éléments de l’armée pourrait conduire à des règlements de comptes,  à des situations qui pouvaient être regrettables, à tout point de vue. Très mauvaise évaluation.’’

Deuxièmement IBK met en cause l’attitude de l’Etat major français à l’époque : ‘‘Il y avait aussi, il faut le dire, de la part de certains de l’Etat major français, je le dis très  clair, le sentiment peut-être qu’en épargnant certains éléments de ces rébellions, on pourrait trouver des gens qui pourraient aider à retrouver les otages français dans cette partie du nord du Mali et qu’une action militaire globale conduite pouvait mettre en danger la vie de ces otages. Il y a eu ces éléments, c’est réel.’’

Pour le président ‘’tout cela aujourd’hui est réévalué’’ : ‘‘La volonté actuelle, en tout cas du côté français,  n’est pas douteuse. Nous avançons ensemble en parfaite confiance.’’, ajoute-t-il.

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