‘’Nous allons voir comment prendre en compte la nouvelle situation au centre en donnant à la Minusma les moyens pour la stabilisation du pays.’’ Cette assurance donnée par Jean-Pierre Lacroix est appuyée par Pedro Serrano.

Au terme de leur visite de trois jours au Mali, le Secrétaire général adjoint aux Opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix et le Secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Pedro Serrano ont rencontré vendredi 21 juin 2019 la presse à l’hôtel Sheraton. C’était en présence du patron de la Minusma, Mahamet Saleh Annadif et de M. Angel Losada Fernandez, Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel.
Les émissaires de l’ONU et de l’Union Européenne tenaient manifestement à donner des assurances quant à leurs engagements aux côtés du Mali pour sortir de la crise. Selon M. Jean Pierre Lacroix, leur séjour à Bamako et à Mopti est un témoignage de solidarité des nations unies envers le Mali.
«Nous avons écouté les communautés dans la région du centre, les autorités à Bamako, les partis politiques. L’Onu est en train de débattre de l’extension du mandat de la Minusma. Nous allons voir comment prendre en compte la nouvelle situation au centre en donnant à la Minusma les moyens pour la stabilisation du pays.
Concernant l’accord de paix, des perspectives importantes pour sa mise en œuvre sont-là. Il s’agit du DDR, des réformes institutionnelles, du dialogue national inclusif annoncé. Les Nations unies sont déterminées à poursuivre leur engagement car la situation le recommande », a rassuré M. Jean-Pierre Lacroix.
S’agissant d’un dialogue avec les djihadistes, M. Lacroix pose énormément de questions. Nous devons continuer à soutenir les efforts dans le centre. Nouvelles initiatives, nouveau mouvement au centre auquel il faut apporter un soutien.

A tour, M. Pedro Serrano a rassuré que l’engagement est conjoint au Mali. « Il s’agit de voir comment on peut davantage aider le Mali à faire face à ce qui se passe au centre. Les résultats de la visite nous permettent de voir comment on peut façonner l’intervention de L’UE au Mali. Il y a des mécanismes nouveaux mis en place par l’Etat pour faire face au problème du centre et ces progrès importants doivent être soutenus pour aider le Mali », a-t-il laissé entendre. Les deux émissaires ont salué et apprécié l’initiative de la Force du G5 Sahel, qui selon eux, mérite le soutien nécessaire.
La Minusma est-elle en train d’échouer au Mali ? Interpellé par la question, Représentant spécial du secrétaire général, Mahamat Saleh Annadif, a répondu qu’à ce stade on ne peut pas dire que la Minusma a échoué. « S’il y a échec, c’est que nous avons tous échoué et en premier les Maliens », a-t-il dit avant de déclarer que cet accord aussi imparfait est préférable à la guerre car c’est le seul qui peut esquisser des solutions au problème du Mali.

DTK

Source: Le Challenger