Aucun électeur n’a voté dans la Commune rurale de Gabéro (cercle de Gao), le dimanche 29 mars 2020, alors que cette Commune est voisine de la Commune de Gounzoureye (cercle de Gao) et de la Commune de Bara (Ansongo), où le vote s’est bien déroulé.


L’État islamique au Grand Sahara (EIGS) a menacé de s’en prendre à tous ceux qui tentent de voter dans cette Commune. Certains animaux de cette Commune ont été enlevés auparavant par des individus liés à l’EIGS et la condition d’avoir leurs animaux est de faire allégeance à cette organisation islamique. Mais là, où il y a le paradoxe, c’est que la force Barkhane et les forces burkinabè, malienne et nigérienne regroupées au sein du G5 Sahel ont eu à engranger des succès dans la zone des trois (03) frontières au cours du mois de mars 2020.
Malgré ces succès que personne ne peut réfuter, ces forces n’arrivent pas à mettre la main sur le chef de l’EIGS qui n’est rien d’autre qu’Abdoul Hakim al Sahraoui, ancien chef du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) sous l’occupation de Gao, en 2012. Ou bien Abdoul Hakim al Sahraoui devient une personne intouchable comme Iyad Ag Ghaly, l’ami des politiciens français, qui avait eu un rôle de premier plan dans la libération des otages français d’Areva au Niger. Ce jour-là, après la libération des otages, le journaliste français, Christophe Boisbouvier, avait prononcé une phrase clé: «Iyad Ag Ghaly a dit aux Français, laissez-moi en paix». Donc, c’est ce qui continue encore. Et Amadou Kouffa est un partenaire clé d’Iyad Ag Ghaly au Centre du Mali.

L’Inter de Bamako