L’insécurité dans la ville de Tombouctou prend une nouvelle tournure. Ce dernier temps, le vol des véhicules devient un business florissant des individus armés dans la ville des 333 Saints.

 

Dans un laps de temps, le nombre de véhicule, appartenant à l’administration et aux organisations humanitaires, enlevé par des individus armés dans la ville de Tombouctou est élevé.

Le plus récent cas, c’est le vol d’un véhicule appartenant au lycée public de la ville de Tombouctou par des hommes armés non identifiés.

Selon nos informations, le véhicule a été enlevé près du domicile du proviseur du lycée Mahamane Alassane Haidara le lundi 03 février dernier.

« Deux hommes armés sont venus chez le proviseur vers 7h 40 minutes. L’un est entré, l’autre est resté à la porte, à côté du véhicule. Le chauffeur qui suivait la scène a essayé de prendre la fuite pour se cacher chez les voisins en jetant les clés de la voiture, l’un des hommes a tiré sur lui », raconte sur internaute un témoin sur place.

Toujours selon le témoin cité ci-dessus, « les balles perdues des assaillants auraient blessé un enfant au pied d’environs 7 ans, dans les alentours ».

A Tombouctou, le vol des véhicules est devenu très récurrent. En juin 2019, des individus armés non identifiés se sont introduits dans le parking PAM-UNICEF vers 2 heures du matin, après avoir chassé les gardiens, pour enlever un véhicule blindé ToyataV8.

En aout 2019, ce sont quatre individus armés non identifiés encore qui ont tenté d’enlever un véhicule du gouvernorat, heureusement, face à la détermination des occupants du véhicule, les assaillants ont échoué et ont pris la fuite.

Courant le même mois, un véhicule de l’ONG Mercy Corps a été enlevé par des individus armés dans le quartier Sans-fil au siège de leur bureau. Les assaillants, au nombre de trois, étaient venus à bord d’un pick-up immatriculé pour repartir avec l’engin.

Deux autres véhicules du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Adjibar, une localité située sur l’axe Goundam-Gargando, à 150 km à l’ouest de Tombouctou, a été enlevé en son temps.

En cours, les vols de véhicule, sans que ces hommes armés ne soient inquiétés ou arrêtés un jour, les acteurs humanitaires dans la région de Tombouctou voient leurs moyens de déplacement exposés. Pour des observateurs indépendants, ces cas de vol seraient l’œuvre des bandits armés qui n’ayant pas une bonne position dans les rangs des mouvements armés signataires de l’accord de paix commettent ces vols pour exister sur le terrain.

Habi Sankoré

Le SOFT