L’Union pour la démocratie et le développement (UDD) a tenu, samedi dernier à la Maison des Ainés, sa 12ème conférence nationale. La cérémonie d’ouverture était présidée par le président du Conseil exécutif national, Tiéman Hubert Coulibaly, en présence du 1er vice président, Sory Bréhima Silimana, du secrétaire général Abdoulaye Koné, de la présidente des femmes, Diabaté Mamou Bamba, du président national des jeunes, Hasseye Dicko.

Après les mots de bienvenue du président du comité de section de la commune IV, Youssouf Keita, Tieman Hubert Coulibaly a fait observer un instant de recueillement en la mémoire des camarades militants décédés et des victimes civiles et militaires qui ont payé de leur vie le noble combat commun contre les forces obscures du terrorisme et de l’extrémisme.

En outre, le président de l’UDD s’est dit très heureux de recevoir des représentants des partis membres de la majorité et de l’opposition. Cette conférence, a-t-il précisé, a pour but d’analyser le travail accompli, d’analyser la situation politique nationale et internationale, et de donner des orientations complémentaires à celles du congrès précédent pour la conduite de l’action politique.

En outre, Tieman Hubert Coulibaly a fait un certain nombre d’observations sur le Mali, sur l’Afrique et sur le monde. «Avec nos invités ici, nous avons parlé de la crise qui secoue notre pays depuis 2011 en réalité, l’apothéose est arrivée en 2012 de manière violente tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Nous nous sommes mis d’accord qu’il y avait là une responsabilité de la classe politique…

Nous sommes arrivés à la conclusion que des leçons doivent être tirées de ce qui s’est passé, pour que nous puissions préparer un pays stable, prospère et accueillant pour la génération future», a-t-il déclaré.

Le leader politique a aussi rappelé les efforts fournis par la communauté internationale au cours de cette phase difficile, estimant que de septembre 2013 à nos jours, des progrès ont été accomplis. «Des progrès ont été réalisés indéniablement sur le plan de la défense et de la sécurité, sur le plan économique.

Mais force est de constater que sur le plan politique, aujourd’hui nous devons trouver la voie permettant à la classe politique malienne d’assurer la survie de notre système démocratique ; et de permettre la survie de notre Etat dans les principes républicains et dans les principes de laïcité qui ont été au départ de la première République avec le président Modibo Keita», a-t-il préconisé.

Les observations du président de l’UDD ont aussi porté sur la nécessité d’aller à des réformes institutionnelles, avec en tête, la révision constitutionnelle et la réorganisation administrative. Par ailleurs, le leader a réaffirmé l’attachement de sa formation politique à l’Accord pour la paix et la réconciliation. L’ancien ministre de la Défense a également relevé les performances de nos forces de défense et de sécurité. A la fin des travaux, la conférence nationale a, entre autres, recommandé la poursuite des efforts conjugués des pays du Sahel dans la lutte contre l’insécurité et le narcotrafic; le renforcement du soutien de l’UE et des pays développés dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale.

Aboubacar TRAORé

L’Essor