1ER tour des législatives Les constats et les défis à relever

Après le 1er tour des législatives, tenu le dimanche dernier, la synergie des Organisations de la société civile et de la CNDH ont formulé des constats et les défis à relever pour le bon déroulement du second tour, prévu le 9 avril prochain.

 

Les constats  sont entre autres:  du faible taux de retrait des cartes d’électeurs dans certaines localités ; de la large participation des partis politiques et des candidats indépendants au processus ; des violences et enlèvements des candidats et véhicules de campagnes, notamment le Chef de file de l’opposition ; des attaques perpétrées contre les convois des missions d’acheminement du matériel électoral ; du faible engouement autour de la campagne électorale ; du non-respect des règles d’affichage ;  de la faible implication des organisations de la société civile dans le dialogue politique ;  de la problématique de l’accès équitable des candidats aux médias d’État pendant la période préélectorale. Auxquels, il faut ajouter  le  déploiement tardif des représentants de l’administration dans certaines parties du territoire ; le dérapage dans l’utilisation des réseaux sociaux à des fins électoralistes ;  les mesures de restriction prises par le gouvernement pour la prévention de la maladie à coronavirus, qui ont eu une incidence sur la campagne électorale  et les messages de sensibilisation inclusifs notamment les messages en langues de signe à la télévision nationale.

Les défis 

Parmi les défis à relever, selon la synergie des OSC t la CNDH,  on peut retenir : le déroulement du scrutin dans un climat pacifique sur toute l’étendue du territoire ; l’exercice effectif du droit de vote par tous les électeurs ;  la sécurisation du processus électoral ; le taux de participation ;  l’acceptation des résultats par tous ; le non-recours à la violence pour contester les résultats ; l’exercice de la mission des Observateurs et des agents électoraux face au couvre-feu en vigueur ;  le respect des mesures liées à la gestion de la pandémie à coronavirus.

Les recommandations :

La synergie et la CNDH recommandent au Gouvernement :  la sécurisation de l’ensemble du processus électoral ; la transparence du scrutin ;  le renforcement de la confiance entre les principaux acteurs du processus, l’accessibilité des bureaux de vote aux personnes vivant avec un handicap ; me respect scrupuleux des mesures sanitaires contre la pandémie du coronavirus ; la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote ; la prise en compte de mesures spécifiques pour le libre exercice des missions d’observation et des agents électoraux dans le cadre du couvre-feu.

Elle invite aussi la CENI à veiller sur le bon déroulement du scrutin ; d’interagir avec le Ministère de l’administration territoriale et le Ministère de la sécurité sur les mesures liées au couvre-feu le jour du scrutin. A la Cour constitutionnelle, la mise en œuvre des exigences légales dans le cadre de son mécanisme d’investigation, en vue de la gestion du contentieux électoral et aux Partis politiques et aux Candidats :  au respect scrupuleux de l’Article 73 Nouveau, concernant l’arrêt de toutes formes d’achat de conscience et l’utilisation des biens ou moyens de l’État ; à la sensibilisation des militants à la non-violence électorale ; à la sensibilisation de leurs militants sur les mesures liées à la pandémie du covid19 ;`

 

La synergie et la CNDH recommandent aux Organisations de la société civile, la sensibilisation des citoyens à l’exercice de leurs droits civiques et politiques.

Il faut noter que la Synergie et la CNDH, dont le Chef de mission est Dr Ibrahima SANGHO, ont pour mandat l’évaluation professionnelle et impartiale de la régularité et de la transparence des élections législatives du 29 mars au 19 avril 2020.

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