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Affaire Bakary Togola : Une nouvelle ce mardi

Incarcéré pour détournement présumé de plus 9 milliards par vol, faux et usage de faux, il y’a plus d’un mois, le président de l’APCAM est sous le coup d’une plainte très imminente sur la table du procureur anti-corruption. Elle pourrait intervenir mardi, selon nos sources, qui parlent par ailleurs d’une somme de 18 milliards de nos francs reprochés à Monsieur Togola.

Sans donner plus de détails sur sa plainte, l’intéressé assure qu’à la date d’aujourd’hui, il est reproché à Bakary Togola au total 108 milliards FCFA sans compter une autre plainte en gestation.

Et les 18 milliards, selon lui, remonte à l’époque de Bokari Tréta au ministère du Développement rural. Selon le nouveau bourreau du paysans-politique, l’APCAM aurait bénéficié d’un financement de la coopération japonaise dont affirme détenir des preuves que l’argent est bel et bien sorti du trésor et que les travaux soient n’ont jamais été exécutés. Toutes choses que Bakary Togola doit éventuellement justifier lors des débats, à ses yeux.

Il faut rappeler qu’il séjourne à Bamako-Coura pour présomption d’utilisation frauduleuse avec le bénéfice de la présomption d’utilisation frauduleuse des montants annuellement mis à la disposition de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton au profit des paysans en zone CMDT. Sur un total de plus de 13 milliards, de 2013 à 2018, seuls 4 milliards environ leur semblent réellement revenus ou du moins ont pu être justifiés par les services du bouillant président de la C-SCPC. Et, faute de justificatifs, environ 9 milliards restent en souffrance.

Amidou keita

Source: Le Témoin

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Le 5ème congrès ordinaire du Pids s’est tenu les 1er et 2 février 2020 au Mémorial Modibo Keïta, à Bamako sous la houlette de son président, Daba Diawara. L’occasion fut bonne pour ce dernier de signaler l’insuffisance des solutions apportées par l’Accord pour la paix et la réconciliation à la crise malienne. C’est dans un contexte difficile à la fois pour le Mali et pour le parti que se tient le 5ème congrès ordinaire du Pids, a déploré le président Daba Diawara, à l’entame de ses propos face aux militants venus nombreux au congrès. Selon le président du Pids, la crise politico-institutionnelle qui secoue le pays depuis 2012 continue de se dégrader dangereusement. Malgré la signature de l’Accord pour la paix, le pays connait des risques de déstabilisation, avec des attaques terroristes récurrentes, a indiqué Daba Diawara. A titre d’exemples, des milices peuhl et dogon assurent la défense de leurs localités à cause de l’absence des forces armées de sécurité. Pour Daba Diawara, la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale devrait permettre au Mali de connaitre une stabilité. Mais force est de constater que ledit accord n’a pas apporté de solutions idoines à la crise. « L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger n’a pas apporté de solution à la crise que connait notre pays », laisse-t-il entendre. Face à cet échec cuisant de l’accord d’Alger, le Pids estime qu’il nous faut aujourd’hui un accord qui garantit le caractère unitaire et la stabilité de notre Etat. A cet effet, la relecture de l’Accord de paix s’avère nécessaire, à en croire au président du Pids. Selon lui, « le pays ne peut pas faire aujourd’hui l’économie d’une relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ». A ses dires, la réalité du terrain exige qu’il soit capitalisé et élargi aux nouveaux acteurs apparus dans la crise. Poursuivant son allocution concernant la gestion de la crise, Daba Diawara indique aussi l’insuffisance de résultats de l’intervention des forces étrangères. Malgré la montée en puissance des FAMa selon le Gouvernement, la présence de la force Barkhane et de la Minusma, notre pays peine à se stabiliser, regrette M. Diawara. Pour lui, le mandat de la Minusma est inadapté car, il ne permet pas aux forces internationales de soutenir le Mali dans sa guerre pour recouvrer son intégrité. En lieu et place, on assiste à une stratégie de maintien de la paix. Une véritable complicité des rédacteurs des résolutions de l’ONU contre l’Etat du Mali, estime le président du Pids. Sur la question des législatives qui pointent à l’horizon, le président du Pids salue le DNI, appelant à la tenue desdites élections. La tenue des législatives permettra de légitimer l’Assemblée nationale, souligne-t-il. Pour ce faire, il demande au gouvernement de créer les conditions pour régulariser cette situation et celle des autorités locales. Pour rappel, poursuit-il, le mandat des assemblées régionales est expiré depuis près de 10 ans. Pour conclure, le président a invité le nouveau bureau à s’atteler à la préparation des législatives. Oumar SANOGO

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