Le Président de l’URD, l’honorable Soumaila Cissé, a animé, le mardi 03 septembre 2019, une conférence, à la Maison de la presse. Au cours de cette rencontre avec les hommes de média, le chef de file de l’opposition a évoqué les différents scandales déroulés sous l’ère d’IBK. Il a cité entre autres, les scandales relatifs à l’achat : de l’avion présidentiel, des équipements militaires, d’engrais frelatés, à la passation de marchés sur-facturés, à la construction de logements sociaux et de noter que la liste n’est pas exhaustive.

Selon le Président du parti du poignet de main, ces scandales restés impunis, ont touché les domaines sensibles de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’aménagement routier etc. selon lui, le dernier scandale financier remonte à l’achat des avions militaires, sur lesquels le Président IBK, lui-même, a déclaré en juin lors d’une interview accordée à un journal international qu’ils sont cloués au sol depuis leur acquisition faute de maintenance. Le chef de file de l’opposition affirme que plus de 7 milliards de francs CFA ont été décaissés par l’Etat pour cette opération d’achat. Il estime qu’au moment où nos forces armées tombent quotidiennement sur le champ de l’honneur faute de moyens matériels adéquats et performants, il est inadmissible de tolérer de tels scandales. A l’en croire, ce scandale d’achat d’avions est susceptible d’ouvrir la voie à la mise en accusation du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. L’honorable Cissé a révélé qu’ils ont saisi l’Assemblée nationale en fin d’août dernier afin de faire toute la lumière sur cette situation inadmissible et afin de punir convenablement les coupables. Et cela, qu’il s’agisse du Président de la République, du Premier ministre, des Ministres et de leurs éventuels complices civils et militaires en raison des crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions, à savoir : la haute trahison ; le détournement et la complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques ; l’utilisation frauduleuse des deniers publics ; le favoritisme, le trafic d’influence et la prévarication ; la fabrication de faux et l’usage de faux ; l’enrichissement illicite et l’évasion fiscale ; la trahison et le mensonge ; les fraudes douanières.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition révèle ainsi que de 2013 à 2019, l’insécurité galopante et effrénée qui frappe notre pays a occasionné la mort de plus de 4000 civils et militaires, dont plus de 500 pour le seul premier semestre de 2019. « C’est tout simplement inacceptable et intolérable », déclare-t-il.

S.B. TRAORE

Source: Le Fondement