AMATEURISME DANS LA GESTION DE LA TRANSITION : LES FORCES REMPARTS DU MALI INTERPELLENT LES AUTORITES 

La salle de conférence de la Cité des Enfants a servi de cadre ce samedi 03 mars 2021 à la tenue d’une conférence de presse en vue de lutter efficacement contre la mauvaise gouvernance qui reste un frein au processus de changement pour aboutir à un nouveau Mali.

L’ouverture de cette conférence de presse qui a pour thème : « analyse-socio-politique et sécuritaire du pouvoir de transition », a enregistré la présence de M. Sekou Tounkara président dudit bureau, de M. Mohamed Kassoum Diré, représentant de EMK, de Amadou Sangaré qui est le représentant du parti UDP et plusieurs membres.

Selon les informations fournies, suite à un soulèvement populaire du 05 juin engendré par les leaders religieux avec une infiltration de la classe politique qui a fini par effondrer un régime constaté par ses faiblesses.

Il s’agit du régime de l’ex président dont la légitimité du    pouvoir  fut compromise par une gestion calamiteuse , une insécurité grandissante. Une corruption généralisée résumant les biens publics à la réjouissance d’une entité clanique, une incapacité de résolution des problèmes de l’article 39 des enseignants, une mascarade électorale mafieuse de la législative consistant à détourner la voix de la souveraineté du peuple. Bref, toutes ces dérives constatées reflètent une réalité sociopolitique désastreuse :  la mauvaise gouvernance suscitant un pouvoir de transition sans repère et sans orientation pour sa mission de refondation d’un Etat crédible ‘’Mali Koura’’. Un constat d’un régime militaire n’étant pas doué politiquement, les Maliens sont dans une impasse assez profonde pour copieusement apporter leurs pierres tant précieuses pour l’édifice national.  Alors que citoyennes et citoyensse posent l’ultime question : comment obtenir un ‘’Mali Koura’’ ? A cette question on prétend se projeter sur  une refondation ce l’Etat pendant que le tissu social reste et demeure sérieusement menacé.

L’objectif général était d’alerter l’opinion nationale et internationale sur la mauvaise gouvernance qui reste un frein à leur processus de changement pour aboutir à un nouveau Mali. « Mali Koura»

Le sort du Mali est plus triste qu’avant.  À l’entame de son intervention, le président Sekou Tounkara, a indiqué le constat d’un style de gouvernance nonchalant avec une anarchie chronique qui S’impose notamment au gouvernement et au sein du CNT. Le peuple en détresse assiste silencieusement à la dérive causée par le pouvoir de transition. Alors, plus engagée que jamais, déterminée que (…)

Gaoussou TANGARA

NOUVEL HORIZON

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