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Assemblée nationale: polémique autour de la création d’un nouveau groupe parlementaire

Pour avoir à nouveau voix au chapitre à l’Assemblée nationale, des députés du parti ADP-Maliba du richissime malien, Aliou Boubacar Diallo, après le départ de certains de ses élus à l’ASMA CFP, tentent de reconstituer un groupe parlementaire avec la CODEM, l’ARP et Yelema. La décision contraste avec la position des directions politiques, dont celle de l’ADP-Maliba opposée à une deuxième prorogation du mandat des députés.

La création d’un autre groupe parlementaire est en gestation à l’Assemblée nationale après celui de l’ASMA-CFP. Ce groupe sera constitué des députés qui ont perdu la voix au chapitre après le départ de certains de leurs camarades vers d’autres partis politiques de la place, à l’instar de l’ADP-Maliba et de la CODEM. Se réclamant de l’opposition parlementaire, la création de ce groupe parlementaire alimente déjà des polémiques. Sa mise en place portera un coup dur à la majorité présidentielle parce que contribuant à renforcer l’opposition au sein de l’hémicycle.

Dans un communiqué, le président du parti Alliance pour la république (APR), Oumar Ibrahima TOURE, s’est étonné d’apprendre la formation de ce groupe parlementaire, car son parti n’en a, en à aucun moment, été consulté. Étant membre de l’Alliance Ensemble pour le Mali (EPM), la majorité présidentielle, cette position de son député s’oppose à celle du parti APR, a souligné M. TOURE. Par conséquent, le responsable du parti du Perroquet affirme ne pas reconnaître ledit groupe parlementaire. « L’APR réaffirme son appartenance à l’Alliance EPM et à la majorité présidentielle. Toute décision contraire est nulle et de nul effet », a tranché M. TOURE dans son communiqué.

Joins par nos soins sur le sujet, un responsable politique malien a désapprouvé l’approche du président Oumar Ibrahima TOURE. Il a estimé qu’au lieu de rédiger d’un communiqué, il aurait dû donner des instructions à son député de ne pas s’associer à la formation du groupe parlementaire.

De son côté, les députés de l’ADP-Maliba, qui pilotent ce projet, ne partagent pas également l’option de leur direction politique. Car le parti du richissime malien promoteur de Wassoul’or est opposé à toute prorogation du mandat des députés. Selon la direction du parti ADP-Maliba, elle est une violation de la constitution de notre pays. À défaut du renouvellement de l’Assemblée nationale par la voie des urnes, il souhaite que l’hémicycle soit renouvelé sur la base des résultats de l’élection présidentielle de 2018.

À la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), les députés ont pris la décision de s’associer aux camarades du parti ADP-Maliba, à travers une alliance contre nature, que de collaborer avec ceux qui les ont trahis. Il s’agit en effet des députés comme Hadi NIANGADOU, Boulkassoum TOURE qui ont quitté le parti CODEM pour aller créer un autre appelé Mouvement pour le Mali (MPM).

« Nos députés ont préféré faire alliance avec le diable que de se laisser représenter par ceux qui ont trahi le parti. Parce que le groupe APM, dont ils étaient membres, est dirigé par quelqu’un qui a trahi le mandat de la CODEM », nous a expliqué un responsable de la CODEM, tout en rappelant que le parti avait demandé à ses députés dans une résolution « de ne pas permettre à ceux qui leur ont trahi de parler en leur nom », sans donner plus d’indications.

Cette résolution offre plusieurs possibilités d’alliance aux députés de la CODEM pourvu qu’elle ne soit pas avec les « traitres » du MPM, a indiqué le responsable politique.

Les députés, qui doivent former ce groupe, ont été isolés après une série de transhumances politiques. Sans cette alliance ‘’contre nature’’, aucun d’eux ne dispose de 10 députés pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin.

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