Dans le processus de construction du Mali, ‘’Chacun doit juste jouer sa partition’’. Si la grève est un droit reconnu en République du Mali, l’éducation est aussi un droit consacré pour chaque enfant de ce pays. Ainsi pris entre le marteau de la grève perlée des enseignants l’enclume du droit à l’éducation des enfants, le Premier ministre Boubou Cissé est en passe de tirer son épingle du jeu en se proposant de recruter des enseignants volontaires contractuels pour suppléer les grévistes, le temps de trouver un terrain d’entente sur leurs revendications. L’annonce de cette nouvelle mesure est largement commentée par les facebookers. Ce qui fait l’objet de votre facekan du jour !

 

Mohamed Ag Acharom

★Les grévistes ne seront pas payés pendant la grève ;

★ parmi les grévistes, il y a en a qui souhaitent travailler, mais ne suffisent pas pour les effectifs nécessaires ;

★ 15 000 enseignants seront recrutés en CDD pour compléter les effectifs voulant travailler ;

★ les négociations vont continuer pendant que les enfants suivent les cours ;

★ ça prendra le temps que ça prendra, mais les enfants ne seront pas victimes de cette guerre des éléphants ;

★ s’il y a entente, les 15 000 enseignants seront redéployés ailleurs ou remerciés ;

★ s’il n’y a pas entente, l’année scolaire sera normale et les négociations vont continuer (la seule réserve ici, c’est que les CDD ont des limites et si on n’arrive pas à trouver d’accord, ça finira pas la radiation des grévistes et la titularisation des cdd ).

Oumar Traore : Je pense que Boubou a oublié qu’il a à faire avec des intellectuels, c’est la justice qui va les séparer. Si l’État prend des engagements sans lire le contenu comme ils le font avec tous les autres accords qui ont mis le pays dans la situation actuelle, ils n’ont d’autre choix que de négocier, les menaces, ça ne passe pas. Sauf s’il veut précipiter la chute de son président.

Ousmane Pamanta : Je valide sa décision si c’est dans l’intérêt du peuple malien, les syndicats maliens ne pensent pas aux Maliens, mais à leurs intérêts personnels.

Boubacar Konaté : S’il pense qu’on peut remplacer 63 000 enseignants du jour au lendemain, qu’il essaie, mais ce n’est pas lui ; mais plutôt les ignorants qui partagent ce genre d’idée, ce sont eux. S’il pense que les doléances des enseignants coûtent plus cher à l’État, j’imagine le prix du recrutement de 63 000 enseignants.

Abdramane Sissoko : C’est maintenant qu’il se rend compte qu’il y a des jeunes chômeurs dans ce pays. Voici le comportement d’un PM, vraiment ghandi ces gens nous considèrent comme des idiots et seuls les idiots iront s’inscrire donc quand ça ne va pas ils font face aux pauvres jeunes. Vive les enseignants, car l’enseignement est la mère de toutes les autres fonctions.

Balla Mariko : Je ne vois rien de mal dans ça…, au contraire, ça va éviter à nos enfants d’être victimes des tirs croisés entre l’Etat et les enseignants.

Abdoullahi AG Aldjoumat : Balla Mariko, mon cher, il y’a plus de 63 000 enseignants. 15 000, c’est une goutte d’eau dans l’océan, par rapport au besoin.

Balla Mariko : Abdoullahi AG Aldjoumat, sauf que ce n’est pas eux tous qui sont en grève. Arrêtons de manipuler les gens.

Abdoullahi AG Aldjoumat : Balla Mariko, moi, je suis au nord, la majorité des écoles fonctionnement avec un enseignant et le directeur pour 6 cours. En tout, les 15 000 enseignants ne feront pas l’affaire du PM.

Mohamed Toure : C’est seulement arrogant, irréfléchi et irresponsable une telle décision.

Mohamed Coulibaly : Je suis d’accord avec le PM.

Au moins, les enfants vont quitter la rue qui est un autre danger pour eux.

Abdou Maiga : Que pensez-vous donc après cette analyse que c’est une bonne décision ou pas ? Moi, je pense que oui, au moment où les enfants ne seront pas victimes, la grève est un droit. Prendre une telle décision est une responsabilité et un devoir.

Ibrahima Sidibe : À quoi bon de recruter d’autres ? Pourquoi ne pas mettre les uns dans leurs droits ? Aaah,sacré Maliba, allons seulement le temps nous en dira davantage, M. Boubou Cissé.

Mohamed Coulibaly : Oui, c’est normal que tout le monde passe par l’enseignement. Et l’État même est comme ça. Pourquoi on a aussi les militaires, les médecins, les forgerons, agriculteurs, chasseurs, etc. Chacun doit juste jouer sa partition.

Lassina Lass Kone : Des propos aberrants émanant d’un responsable politique. Il vient de sonner le glas d’un probable départ de ce gouvernement. Ces propos révèlent de son immaturité et son ignorance des lois. Mais qu’il sache que «Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fera baisser la fièvre». Une solution durable serait possible si le Dr Cissé adoptait des altitudes moins arrogantes.

Zana Sanogo : Ils ont raison, le PM a mal agi. Il doit chercher une solution au lieu d’envenimer la situation, nous sommes au XXIème siècle, 3eme millénaire, les gens se sont réveillés avec facebook.

Abdoulaye Sidibe : Quelle que soit la spécialité d’un citoyen, il a passé par un enseignant pour sa formation. Qu’allons-nous réserver à nos descendants avec de tels dirigeants ?

Mamadou Ali Kassonke : La diapédèse des enseignants fera la phagocytose sur le régime de Boubou Cisse. Alors, qu’il se prépare.

Abdoulaye Koné : l’Excès de toute chose est nuisible en voulant tout gagner…tu risques de tout perdre.

Djibril Bill : C’est une grosse erreur de communication que le PM a fait.

Merkel Bijou : le Dr Boubou Cissé, un homme d’État comme il est rare d’en trouver. Cette race de serviteurs de la nation capable d’avoir une vue globale des enjeux, ni un laudateur ni un populiste, tout simplement un responsable (Une très bonne alternative) pour sauver l’avenir de ce pays.

Fabrice Yatassaye : Merci au Premier ministre Boubou Cissé pour ces propos courageux. Souvent, il faut ça, quand tu danses avec un aveugle il faut lui marcher dessus. Là, il saura qu’il n’est pas seul dans la danse.

Fantichka Sow : Il y va de notre intérêt à tous à ce que ce pays retrouve sa stabilité économique, politique, et sécuritaire, pour ce faire nous devons accompagner le gouvernement en ce temps de crise, car c’est dans l’union que notre pays retrouve la prospérité.

Alpha Sow : Les premiers ennemis de l’école malienne sont les enseignants eux-mêmes. Nous demandons à nos autorités de prendre les bâtons pour mieux sanctionner ces indignes d’enseignants qui n’ont pas pitié de cette nation.

Ismaël Diombelé : Le Mali n’est pas le pays le plus difficile à gérer, je pense que les Maliens sont les personnes les plus difficiles à gouverner. Car comme il faut se dire les vérités, depuis plus de 20 ans il faut dire que tous les présidents qui son passer ont u le même problème. Donc, à un moment donné, il faut que les Maliens eux-mêmes se mettent en cause, que l’on pose les vraies questions, car il faut se dire que si nous continuons comme ça, nous allons tout droit à notre perte.

Source : Info-Matin