CNSP et la CEDEAO : les jeux de mots commencent

Hier mercredi a eu lieu une réunion entre le CNSP et l’infatigable médiateur de la Cedeao Me GoodLuck Jonathan l’ancien président du Nigéria sur l’appréciation du choix du président de transition et le vice –président, puis sur une éventualité au profit du Premier ministre.  Aussi, et surtout la levée des sanctions de l’instance. 

Après la nomination du président de la transition par un collège de désignation, juste avant l’expiration de l’ultimatum de la Cedeao, maintenant c’est à la Cedeao d’apprécier le choix de la junte. Pour le moment, le choix de la junte est apprécié par bon nombre de la population. La question qui taraude les esprits, est  le rôle de la vice-présidence de transition. Selon la charte de transition dans son article 6 : « Le vice-président remplace le président en cas d’empêchement temporaire ou définitif et il est chargé des questions de défense de sécurité et de la refondation de l’État ». Or, lors du mini –sommet d’Accra, la Cedeao avait dit à la junte de s’en tenir aux dispositions de la constitution en son l’article 122. Et aussi il devrait revoir la charte qui fut très électrique dans la salle du CICB lors des concertations nationales. Notamment l’intervention de Moussa Mara « lorsqu’il disait qu’il faut mieux s’en tenir à la constitution ou de la laisser carrément de bon ».  Et selon des sources, la junte pourrait essayer de s’emparer de bon nombre des portes- feuille du futur gouvernement.

Dualité entre président de la transition et de son vice-président 

C’est une première au Mali, qu’on parle de vice –présidence lors d’une transition.  Dans la constitution de 92, ce rôle est octroyé au président de l’Assemblée Nationale. Vu que l’ex-président en démissionnant a dissout et l’Assemblée et le gouvernement. L’effet de droit, nous a conduits peut-être à cette architecture qui divise les hommes de droit. Pour certains constitutionnalistes, cette charte ne doit pas exister du fait qu’elle est une violation des principes de la loi fondamentale. En tout cas, cette dualité entre le président et son vice-président fera couler des encres au moment venu.

Profil civil comme choix de Premier ministre 

Si pour la Cedeao cela est d’une question très essentielle pour la levée des sanctions, les Maliens quant à eux estiment que le  profil du Premier ministre doit être un technocrate, et si possible sans affinité politique, c’est-à-dire apolitique. Pour le moment, des noms circulent, mais tout cela n’est que des rumeurs, car le dernier mot revient au président de la transition. Il (président) devrait faire son serment le vendredi prochain, donc il a le temps de bien réfléchir sur la personnalité à choisir comme PM.

À suivre

Lansine Coulibaly

Source: Le Combat

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