L’actuel ministre des Transports, Baba Moulaye Haïdara a du pain sur la planche. L’inspection des services publics vient de déceler un trou béant de 2 milliards volatilisés dans sa gestion sur la période 2015 et 2017.C’est un rapport accablant qui vise le ministre des Transports, ancien Directeur général du Fonds d’entretien routier (FER) qui a en charge la gestion des postes de péage et de pesage. Nos sources rapportent que l’inspection des services publics a constaté l’existence d’un service de recouvrement parallèle à ceux habilités des fonds générés par les postes de péage et de pesage. Aussi, il s’est avéré que les fonds sont logés ailleurs et non dans les caisses du Trésor public.

Rapprochée, l’actuelle directrice générale a préféré garder le silence en nous refermant la porte au nez. Enfermée dans sa tour d’ivoire, elle ne veut rien savoir de l’affaire. Du côté des services compétents du ministre indexé, sous prétexte que le ministre serait en déplacement avec le Premier ministre, il n’y a pas eu de commentaire. Le ministre est de retour depuis, mais le silence radio a demeuré jusqu’à la mise sous presse de cet article.

Nos sources sont pourtant formelles qu’une véritable mafia opère au niveau des services de recouvrement du Fonds d’entretien routier. Ce réseau a été expressément installé et entretenu par la Direction générale.

Ce sont ces fonds détournés qui servent à construire les villas cossues et acheter les grosses berlines avec lesquelles ils narguent les pauvres qui se démerdent entre les nids de poules qui jonchent les chaussées du Mali.

Nos sources estiment aussi que les fonds issus des péages ne sont pas les seules recettes des bandits à col blancs, tapis dans les bureaux feutrés du FER. Elles notent les fonds des taxes sur les hydrocarbures dont la gestion se passe de tout commentaire.

L’état des routes au Mali en dit long sur la destination des fonds alloués à leur entretien. La route Kayes-Bamako, Sévaré-GAO entre autres, sont des exemples palpables que les responsables du FER ne pensent qu’à leurs panses. Dans la capitale, les nids de poules sont devenus des niches d’autruches. Cette saison hivernale vient encore démontrer l’incompétence notoire et le manque de vision du FER de sauver le peut de la chaussée encore récupérable.

Nous y reviendrons !

 

 

Source: Niarela.net