Crise politique au Mali : ‘’ Boua ‘’ agit après le mal !

En Afrique, plus précisément au Mali, les autorités n’agissent qu’après le mal consommé. C’est ce qui est arrivé le 11 juillet dernier au Mali, lorsque le président de la République a pris une décision tardive, juste après la mort des manifestants de la Désobéissance Civile. 

 

La désobéissance civile qui a été décrétée par le M5 pouvait être évitée si le pouvoir avait pris le devant. On estime qu’il devrait prendre  la décision de dissoudre la cour constitutionnelle bien avant le samedi où il a fait l’annonce.  Peut-être qu’avec ce pas en avant vers une décrispation, le M5-RFP allait l’écouter pour une sortie de crise. Mais du fait que le président ne fait que des insinuations dans ses discours, c’est difficile alors de trouver une solution rapide à cette crise. L’affaire des syndicats des Enseignants est l’exemple typique qui montre le manque de considération des autorités aux préoccupations de la population.   Si les pouvoirs en place ne sont pas là pour résoudre les problèmes de la nation, que reste alors à ce peuple si ce n’est,  la rue pour réclamer leur droit.  Lorsque le président dit avoir tendu la  main au M5 et que ce dernier n’a pas voulu de cela, il est très clair qu’ avec les rencontres des médiateurs de la CEDEAO, on allait avoir une buée de sauvetage et empêcher ce  qui est connu de tous, les meurtres de jeunes innocents. Au moins, si IBK avait vraiment l’intention d’apaiser les tensions, il aurait pu céder à la demande des médiateurs de la CEDEAO qui consistait à organiser des élections partielles dans les circonscriptions où les résultats ont été contestés. Mais hélas, il ne l’a pas fait. Pourquoi ? La question reste posée. Certains diront que le président de l’Assemblée nationale est un membre de la famille présidentielle au regard de la façon dont il a été élu président du perchoir. Tout ceci nous amène à nous demander quelle sera la survie de la démocratique au Mali surtout en matière électorale.  Les politiques auront-ils encore de la crédibilité aux yeux de la population ? Il faut tout d’abord changer  l’image de nos politiciens, puis avoir une autre perception  d’idéologie politique pour la pérennité d’une bonne marche de la démocratie au Mali. En tout cas, nous déplorons la manière de cette désobéissance Civile.

Lansine Coulibaly

LE COMBAT

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