Le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) a aminé, le lundi 18 novembre 2019, à son siège, une conférence de presse sur la situation politique et sécuritaire du pays. Elle a été animée par le président du parti SADI, l’honorable Oumar Mariko, assisté de son Secrétaire général, Mohamed Ag et autres cadres du parti.

La crise sécuritaire au Mali s’envenime de jours en jours avec les attaques terroristes récurrentes notamment contre les camps de l’armée malienne.

Dans sa déclaration préliminaire, le parti SADI a rendu un vibrant hommage aux victimes militaires et civiles suite aux attaques terroristes.

Il ressort de la déclaration liminaire lue par le Secrétaire général du parti : « Ce drame que nous vivons est l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis le lancement du Dialogue national Inclusif, fruit de l’accord politique signé entre le gouvernement du Mali et une partie de l’opposition et de la société civile, qui continue d’alimenter la crise sécuritaire dans laquelle notre armée nationale paye un tribut de plus en plus lourd, au point d’effaroucher les familles de nombreux militaires ».

Selon le secrétaire général du parti, « le président IBK a crée de lui-même, la source de l’impasse politique que vit notre peuple aujourd’hui. Il n’a pas jusqu’ici franchi le seuil des bonnes intentions, pour prendre l’initiative d’amener les termes de référence du DNI, dans le sens de sa proposition, pour mettre fin à l’impasse politique qui plombe dangereusement la vie de notre peuple ».

Pour lui, cette situation fragilise davantage le pouvoir central à Bamako face aux parties bénéficiaires et signataires de l’Accord d’Alger et aux pressions de la France, qui use et abuse de ses positions au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies pour gagner ses membres à ses vues.

Le parti SADI, par la voix de son secrétaire général, dira que cette position de fermeté de la France pour les réformes constitutionnelles en vue de l’application stricte de l’accord d’Alger et de l’accord de défense, est confrontée par les positions stratégiques qu’elle occupe dans les organes dirigeants de la MINUSMA, et au sein de l’Etat-major des forces Armées maliennes.

« Le rôle prioritaire que s’est assigné la France, c’est de faire jouer à la MINUSMA sa stricte mission d’interposition entre l’Armée malienne et les forces armées de la CMA, pour faire appliquer strictement l’Accord d’Alger qui n’est qu’un compromis entre les intérêts économiques et stratégiques de celle-ci dans le Nord Mali, et les intérêts sécuritaires de l’Algérie dans ses frontières avec le Mali que le gouvernement d’IBK est obligé d’entériner pour sa survie au pouvoir », a-t-il souligné.

De même, le parti SADI juge que le président IBK est le seul responsable de la situation actuelle du pays qui s’aggrave avec l’impossible Dialogue national inclusif, en cours.

En tout cas, le parti demande à IBK de prendre une décision pour amender les termes de références du Dialogue national inclusif pour le rendre réellement inclusif afin que les dissidents puissent adhérer.

Concernant la sécurité, le parti estime que le président IBK doit prendre le courage de révoquer le conseiller Français de l’Etat-major des FAMA, et s’investir à changer le contenu du mandat de la MINUSMA.

«S’il prenait de telles initiatives, il devrait être soutenu par toutes les forces vives de la Nation», déclare-le secrétaire du parti SADI qui demande au peuple de faire les pressions sur IBK pour qu’il puisse réagir dans un bref délai ; « à défaut, il doit être sage de rendre le tablier ».

Face à cette situation désespérée, le Parti SADI se propose  d’organiser ce vendredi 29 novembre 2019 une marche en mobilisant ses militants et sympathisants pour apporter son soutien aux forces armées maliennes.

S.K. KONE

Source: bamakonews