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Délinquance financière : Plainte contre Soumeylou Boubèye Maïga et quatre autres barons du régime IBK

Le BIPREM (Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali) vient de dépoussiérer sa plainte déposée, en mai 2018, contre des hauts responsables du pouvoir IBK. En effet, le BIPREM a de nouveau porté plainte, le 3 octobre, auprès du Procureur du Tribunal de la Commune III de Bamako contre Soumeylou Boubey Maïga, ancien Premier ministre ; Mme Boiré Fily Sissoko, ancien ministre des finances ; Moustapha Ben Barka, secrétaire général de la présidence et neveu du président IBK ; Mahamadou Camara, ancien ministre en charge de la communication et Sidi Mohamed Kagnassi, ancien conseiller spécial à la Présidence de la République. Ci-dessous l’intégralité de la plainte du BIPREM.

Monsieur le Procureur de la République,

Nous, Biprem Fasoko, association à but non lucratif et d’utilité publique, récépissé NO : 0090 G-DB, vous saisissons et portons plainte entre vos mains tout en nous constituant partie civile pour les raisons suivantes et contre les individus suivants au moment des faits:

– Mr. Soumeylou Boubeye Maiga, Ministre de la Défence et des anciens combattants

– Mme Boiré Fily Sissoko, Ministre de l’Economie et des Finances

– Mr. Moustapha Ben Barka, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privée

– Mr. Mahamadou Camara, Ministre de l’Economie numérique de l’Information et de la Communication

– Mr. Sidi Mohamed Kagnassi, Conseiller à la Présidence de la République

En effet, monsieur le Procureur de la République, selon les différents rapports du Vérificateur Général, il ressort les faits suivants :

1- La disparition de 153 milliards FCFA, selon le (Rapport 2013-2014) du BVG.

2- La dilapidation de plus de 28 milliards FCFA, selon le (Rapport aéronef et équipements militaires) du Bureau du Vérificateur Général

Monsieur le Procureur, ces faits sont constitutifs d’infractions pénales prévues et punies par le code pénal et le code de procédure pénale.

C’est pourquoi nous portons plainte, entre vos mains, tout en nous constituant partie civile. Et ce sera justice.

Recevez, Monsieur le Procureur, l’expression de nos considérations les plus distinguées.

Le Président du Biprem-Fasoko

Lacine Diawara

Bamako, jeudi 3 octobre 2019

SourceLerepublicainmali

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