Les participants à l’atelier de réflexion, tenu mercredi, à Kangaba, sur les termes de référence du dialogue politique inclusif, ont recommandé d’ajouter les jeunes et les femmes dans le processus, notamment sur la thématique Paix et Sécurité des discussions, a constaté l’AMAP.

 

Au cours de cette rencontre préparative du dialogue politique inclusif, présidée par le préfet du Cercle de Kangaba, Mahamadou Maiga, les participants ont aussi recommandé que, sur la thématique de la Gouvernance, de faire une réflexion sur le rôle des institutions mises en place pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Sur la thématique Economie, Finance et Souveraineté, l’atelier de Kangaba recommande de faire une réflexion sur les dispositions prises patr rapport aux différents scandales financiers des vingt dernières années.

Auparavant, le préfet s’est beaucoup appesanti sur les questions liées aux thématiques : quelles pistes explorer pour créer les conditions du sursaut national en vue d’asseoir et consolider la paix et le vivre ensemble ? Quelles solutions envisager pour sortir de la crise politique et sociale ? Comment améliorer la gouvernance pour assurer un avenir dans la stabilité, la solidarité et la cohésion ? Et les questions économiques, financières et souveraineté nationale.

A la fin des travaux, le préfet a remercié les participants pour leur sérieux tout au long de la rencontre. Il leur a assuré que les résultats de l’atelier seront transmis, le plus vite possible, à la hiérarchie.

L’objectif global du dialogue politique inclusif, souhaité et proposé par le président Ibrahim Boubacar Keita, vise à établir un diagnostic rigoureux des problèmes auxquels le Mali est confronté et de leurs causes, en vue de proposer des solutions avec un chronogramme et un plan d’actions de mise en œuvre.

Il est attendu de ces assises, premièrement, de débattre des voies et moyens, de créer autour des reformes, institutions politiques ainsi que des questions sécuritaires, les conditions d’un sursaut national fondé sur la confiance en nous-mêmes et en nos institutions, garant de la paix et la sécurité.

Deuxièmement, d’analyser les forces et faiblesses des politiques économiques, éducatives, sociales, sanitaires et environnementales et proposer de sortie de crise politique et sociale.

Troisièmement, de débattre des politiques sectorielles concernant les groupes les plus vulnérables et de leur renforcement à travers une meilleure gouvernance et, enfin, tirer les enseignements de la géopolitique et de la coopération internationale, en vue d’œuvrer pour des rapports de force plus équilibrés entre la communauté internationale et l’Etat malien.

La rencontre de Kangaba a regroupé le sous-préfet central, les élus et leurs secrétaires généraux et les chefs de services techniques.

SD/MD

(AMAP)